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L'esprit d'Assise : la visite à Naples rappelle celle d'Assise en juin dernier

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    La visite du Pape à Naples pour soutenir "l'esprit d'Assise", nous rappelle la visite qu'il a effectué à Assise en juin dernier,
à l’occasion du VIIIe centenaire de la conversion de saint François d’Assise.

Le Pape Benoît XVI avait évoqué « l’intuition prophétique » de Jean-Paul II, en 1986, qui a fait naître cet « esprit d’Assise » encore vivant aujourd’hui, contre « tout abus de la religion comme prétexte à la violence » et qui a fait naître cet « esprit d’Assise » encore vivant aujourd’hui au milieu des différentes confessions chrétiennes et des autres religions.

« Assise nous dit que la fidélité à la conviction religieuse personnelle s’exprime dans le dialogue, dans l’engagement pour la paix et la réconciliation. La vie et le message de François, s’appuyant si visiblement sur le choix du Christ, qu’il repousse a priori toute tentation d’indifférentisme religieux, qui n’aurait rien à voir avec l’authentique dialogue interreligieux ».

« Ce ne serait pas une attitude évangélique, ni franciscaine, de ne pas réussir à conjuguer l’accueil, le dialogue, et le respect de tous, dans la certitude de foi que chaque chrétien – à l’instar du saint d’Assise – est tenu de cultiver, en annonçant le Christ, comme chemin, vérité et vie de l’homme, unique Sauveur du monde ».

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    Benoît XVI s’était ensuite arrêté au fait de la conversion, celle du roi David, celle de saint François, et celle de l’apôtre Paul, telle qu’il la raconte lui même dans l’Epître aux Galates : « L’homme est vraiment grandeur et misère : il est grandeur parce qu’il porte en lui l’image de Dieu et qu’il est l’objet de son amour ; il est misère, parce qu’il peut faire un mauvais usage de la liberté - qui est son grand privilège -, jusqu’à s’opposer à son Créateur ».

Evoquant le Testament de Saint François, le Pape avai rappelé que les péchés auxquels François faisait référence consistaient dans « sa façon de concevoir et d’organiser sa vie centrée sur lui-même, la poursuite de vains songes de gloire terrestre » jusqu’au moment où sur le chemin de sa conversion, éclairé par la grâce et l’amour de Dieu, François a exercé la miséricorde vis-à-vis des lépreux : ce fut alors que son amertume se changea « en douceur d’âme et de corps », c’est, soulignait le pape l’effet de ce passage de l’amertume à la « douceur », de la tristesse à la « joie » dans la vie avec et pour Dieu et dans l’amour fraternel.

Mais le pape avait aussi souligné que « la miséricorde de Jésus ne s’exprime pas en mettant la loi morale entre parenthèses », car « pour Jésus, continuait le pape, le bien est bien, le mal est mal. La miséricorde ne change pas les coordonnées du péché, mais le brûle au feu de l’amour. Cet effet purifiant et guérissant se réalise s’il y a dans l’homme une correspondance d’amour, qui implique la reconnaissance de la loi de Dieu, le repentir sincère, le propos d’une vie nouvelle ».

    Et le pape avait exhorté les fidèles à suivre les traces de Saint François, pour affronter, dans l’authentique esprit d’Assise, les grands thèmes de notre temps, comme la recherche de la paix, la sauvegarde de la nature, la promotion du dialogue entre les hommes.

Benoît XVI avait souligné combien saint François était devenu, après sa conversion, un artisan de paix
: « François d’Assise est un grand éducateur de notre foi et de notre louange. En devenant amoureux de Jésus Christ, il a rencontré le visage du Dieu-amour, il en devint le chantre passionné, comme un vrai ‘jongleur de Dieu’. A la lumière des Béatitudes évangéliques, on comprend la douceur avec laquelle il sut vivre les relations avec les autres, en se présentant à tous avec humilité, et en se faisant témoin et artisan de paix ».

« Il y a huit siècles la ville d’Assise aurait eu du mal à imaginer le rôle que la Providence lui assignait, un rôle qui fait d’elle aujourd’hui une ville si renommée dans le monde, un vrai ‘lieu de l’âme’. Ce qui lui a conféré ce caractère, c’est l’événement qui s’est produit ici, et qui l’a marquée d’un signe indélébile. Je me réfère à la conversion du jeune François, qui, après 25 ans de vie médiocre et rêveuse, marquée par la recherche de joies et de succès mondains, s’est ouvert à la grâce, rentra en lui-même et reconnu progressivement dans le Christ l’idéal de sa vie. Mon pèlerinage aujourd’hui à Assise veut rappeler cet événement à la mémoire pour en revivre la signification et la portée ».

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B
Merci Saint Père de nous guider dans la voie de l'ouverture, mais qui assume ses convictions et ne les renie pas.
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