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Humeur (mauvaise) : l'éternelle chienlit...

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    C
omme chaque année à la même saison, le contribuable français redécouvre la chienlit... Quel que soit le prétexte, la grève paralyse les transports publics et les entreprises publiques, par des syndicats pour qui le "service public" n'est rien d'autre que leur terrain de jeu clientéliste, mobilisé dans le seul intérêt des agents et des syndicats : quid du "service" ? quid du public ? On s'en fout...

Cette nouvelle grève nous invite cependant à réfléchir quelques instants sur cette spécificité archaïque du merveilleux modèle français que la terre entière est censée nous envier.

Les syndicats français n'ont de syndicats que le nom, mais ne font honneur ni à leur rôle, ni à leur histoire. Incapables de négocier, sclérosés dans des réflexes marxistes surannés, arqueboutés sur les avantages catégoriels de la fonction publique, c'est le seul secteur où ils soient vraiment présents. Leur crédibilité est à la hauteur de leur représentativité : 8%. Et ce n'est pas la gestion mirobolante des organismes paritaires qui pourrait modifier cette impression...

thumb-greve.jpg    Aujourd'hui, ils
bloquent tout un pays pour préserver des régimes spéciaux de retraite d'une minorité d'agents publics, dont, même si le terme "privilégié" est excessif, le statut est très enviable et bien plus favorable que le sort de la majorité des salariés français : emploi à vie, relativement faible temps de travail, avantages sociaux, services sociaux très développés, fonds de pension (!) pour certains... Il n'est ici même pas question d'approuver ou de dénoncer la politique du gouvernement, car même le parti socialiste juge cette réforme nécessaire. A l'heure où tous les comptes sont dans le rouge, où tous les Français doivent travailler plus longtemps, il n'est pas admissible que des régimes très avantageux et coûteux subsistent... aux frais d'une collectivité qui, elle, voit ses retraites baisser et la durée d'activité augmenter très nettement. C'est de l'équité pure et simple.

    Au-delà du motif invoqué cette année, et pour en revenir à nos moutons, les syndicats ne se mobilisent que pour les intérêts catégoriels d'une minorité d'agents publics. Qui se préoccupe
concrètement - au-dela des postures convenues et des discours de principe - du taux incompressible de chômeurs, des déficits qui plombent l'économie et le pouvoir d'achat et l'avenir même de la Nation ? Personne. Qui se préoccupe de savoir si le "modèle social" défini à la Libération et redéfini en 68 - en période d'euphorie économique - n'est pas périmé et si le traitement exclusivement social de l'économie et du chômage, conduit, peu ou prou, depuis 30 ans par la gauche comme par la droite, ne doit pas être revu ? Personne. Bien plus, aucun syndicat, par idéologie, n'accepte de discuter d'une modification du contrat de travail et du code du travail.

Qui se préoccupe du sort des salariés et autres travailleurs qui sont victimes de ces grèves totales, qui augmentent leur fatigue et leur fait perdre, qui de l'argent, qui un salaire, qui son emploi ? Personne (qui a dit que les syndicats devaient aussi s'occuper des salariés du privé ?).


Qui se préoccupe même du "service public" ? Personne. Car si le droit de grève est légitime - évidemment - le respect des exigences d'un vrai service public l'est également, qui requiert de ceux qui souhaiteraient réellement le respecter de ne pas recourir à la grève a priori et sans mesure - c'est-à-dire sans service minimum raisonnable !

Des syndicats qui ne se préoccupent pas une seconde de l'intérêt général sont des irresponsables, qui empêchent l'économie de fonctionner, font perdre des points de croissance, ajoutent de la fatigue, du stress et des complications inutiles - pour les intérêts exclusifs d'une clientèle minoritaire bien gâtée - à une majorité de travailleurs silencieuse parce qu'elle n'a pas le temps, elle, de jouer.
La clientèle étant bien plus facile à manipuler sur des slogans radicaux, qui permettent de garder les maigres troupes mobilisées, l'intérêt général est sans intérêt. Mais le contribuable n'étant pas défendu, le citoyen mal représenté par des gouvernements successifs toujours bien craintifs, pourquoi y faire attention ?  

Il faut tirer les conséquences de ce comportement et couper les financements publics (quant aux caisses noires du patronat ?) à ces syndicats
archaïques et conservateurs, ceux-ci ne remplissant pas leur rôle et ne prenant pas leur part dans la recherche du bien commun et d'une satisfaction de l'intérêt général.

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    Vous voudrez bien excuser le ton un peu agacé du propos, mais une heure et demie de marche (
une fois de plus), dans le froid et les gaz d'échappement, donne envie d'aller coller son poing sur quelques nez de leaders syndicaux solidairement confinés dans leurs voitures avec chauffeurs payés par nos impôts... Mais, faute d'en avoir un sous la main et un tel comportement étant aussi difficilement jusitifiable en droit qu'en charité, il ne nous reste que la possibilité d'exercer une liberté que les syndicats - toujours prompts à fouler aux pieds allègrement un certain nombre de droits et libertés, parmi lesquels le droit du non-gréviste à travailler ou le principe de continuité du service public, et qui cautionnent bien des illégalités et débordements commis par leurs membres - ont le plus de mal à atteindre : celle de l'expression.

PS : pour vous aider à prendre tout cela avec philosophie, rendez vous ICI !

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G
Vous êtes tellement agacé que vous en perdez votre orthographe !! Mais vous avez bien raison. Ces gens sont des parasites irresponsables et des voyous. Essayez d'en faire la moitié, vous, ou le quart, ou le 1/10ème, sous prétexte que vous êtes mécontent de quelque chose, vous verrez. C'est le trou qui vous attend ! Quel pays !
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P
Bon courage.. vous pouvez dire le rosaire pendant ce temps là... on pense bien à vous .. l'avantage dans la vie monastique ils ne connaissent pas les grèves et ce serait plutot un régime monarchiste, c'est pas plus mal..quittez la vie parisienne, va.
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B
On comprends l'agacement et on partage le sentiment. Merci de l'avoir exprimé, même si c'était pour se défouler !
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