Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Révélation : Mme Royal ne brigue pas la présidence du PS !

Il n’aura échappé à la sagacité d’aucun de nos lecteurs, habituels ou occasionnels, que les événements majeurs qui auront illustré la fin de la défunte année 2007 sont l’Affaire Bruni et l’Affaire Bègue. Deux noms qui prennent désormais rang au nombre de ces fameux noms de cinq lettres dont l’histoire de France aime à enrichir sa glorieuse mémoire.

Mais laissons-là l’histoire de France. C’est d’actualité, et d’actualité brûlante qu’il nous faut vous entretenir.

Ceci n’est d’ailleurs pas sans rapport avec cela. Chacun sait que depuis les dernières élections présidentielles, et, à dire, vrai, avant même que celles-ci n’advinssent, le parti socialiste est en quête d’identité et de chef.

A quoi ce parti de hauts fonctionnaires, de bourgeois, de cadres et de nantis, gagné aux lois du capitalisme et de l’argent, jusqu’à avoir contribué largement à justifier l’invention, dans le vocabulaire politique, de l’expression honteuse de « gauche caviar », peut-il désormais servir ? Très ordinairement, quand un groupe d’hommes se réunit pour œuvrer, c’est qu’il a un projet à réaliser, la fin étant première dans l’intention, et dernière dans l’exécution. Ici, c’est l’inverse qui pourtant se produit. Aussi les universités d’été dudit parti ont-elles eu pour objet d’imaginer quelles pourraient être ses raisons d’être. La quête paraît avoir été vaine, si vaine d’ailleurs que certains, de M. Hollande à M. Montebourg, paraissent désormais ne plus trouver de raisons d’exister que dans le zèle amer d’une critique parasitaire de tout ce qui bouge et ne vient pas d’eux.

A défaut de pouvoir présenter aucun projet, faute d’avoir seulement l’assurance d’en être soi-même le sujet possible, le parti socialiste se recherche un homme ou une femme providentiels capable de le sortir d’une telle ornière existentielle – selon un bon vieux réflexe que l’on aime à brocarder, pour l’ordinaire, chez les gens de droite, les populistes, les boulangistes, les poujadistes. Le problème est que tous les dirigeants du P.S. paraissent se sentir une âme de Bonaparte pour sauver leur patrie. A l’aube de la campagne présidentielle, ils en tiraient même une coquetterie pour donner comme une richesse ce qui n’apparaissait déjà, aux yeux de tous, que comme une féroce mêlée “d'Eléphants”, énervés d’ambitions et d’appétits.

Dans cette armée de colonels Alcazar, Mme Royal fait cependant l’unanimité. Au moins contre elle à ce qu’il semble, pour autant qu’on puisse entendre quelque chose au milieu des barrissements tonitruants qu’à suscités son annonce de briguer la présidence. Et encore n'entend-on pas pour l'heure MM. "DSK", Lang, Rocard, Kouchner, pour ne citer qu'eux, lesquels ont encore la bouche trop pleine pour parler. Pauvre Mme Royal : sitôt ouvre-t-elle désormais la sienne, sitôt prendre-t-elle sa plume, que déjà la lourde infanterie pachydermique vient la charger dans le fracas et la poussière.

C’est là qu’Hermas se devait d’intervenir, en contravention à ses habitudes de neutralité, pour porter au grand jour et aux yeux de tous ce que la fureur des clameurs n’a permis ni de voir ni d’entendre.

Nous sommes en mesure, en effet, de vous révéler, par une preuve IRREFUTABLE, que ce n’est pas du tout à la présidence du parti socialiste que pense Mme Royal mais à celle du comité Miss France, occupé jusqu’ici par Mme Geneviève Mulmann, veuve Poirot, dite de Fontenay, qui l’a soutenue, rappelons-le, pendant la campagne présidentielle, après avoir soutenu Mme Arlette Laguiller lors de celle de 2002, mais qui se trouve aujourd'hui très ébranlée par la si dramatique Affaire Bègue.

A preuve, cette photo particulièrement expressive que nous sommes les premiers à publier (1).

Les éléphants, si l'on ne se trompe, peuvent dormir sur leurs grandes oreilles…



SdeF.jpeg
___________

(1) Grand jeu : cherchez l'erreur.
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
@ rédaction:Vos arguments ne me convainquent pas.En outre, je ne vois pas ce qu'il y a de risible à ce que la candidate de toute la gauche à une élection présidentielle, cherche à jouer un rôle central au sein du PS. Et ce, d'autant plus que cette élection présidentielle avait battu tous les records de participation et qu'elle avait rassemblé 17 millions de voix sur son nom.Alors, je ne vois vraiment pas ce qu'il peut y avoir d'incongru ou de risible à pareille ambition.
Répondre
R
tout à fait d'accord avec Bob : il faut arrêter de faire le naïf (la naïve ?)... C'est Ségolène R. elle-même qui joue avec son apparence comme d'autres... hommes politiques, si on peut dire.... alors puisqu'il s'agit de responsabilités à prendre laissons lui prendre les siennes. Et puis les sottises qu'elle a pu dire pendant la campagne, on ne les lui a pas souflé que je sache, et ce sont pas des méchants qui l'on tcaricaturée.
Répondre
B
M. Elyseum, permettez-moi d'être surpris par vos propos. Je vois mal la tentative de décrédibilisitation : seuls les propos de Mme Royal ou de ses acolytes les décrédibilisent. D'autant que les hommes ou femmes politiques ne se privent pas de jouer des médias, de leur style et de leurs atours pour plaire aux électeurs : on doit donc pouvoir les critiquer aussi sur ce point. Je suis d'ailleurs surpris que vous n'ayez critiqué l'article moquant les amours médiatiques du président...
Répondre
E
@ la rédaction:Je ne partage pas votre légèreté.Les femmes sont déjà très gravement prétéritées dès qu'elles ouvrent la bouche pour exprimer un projet ou une opinion. Surtout, lorsqu'il s'agit de questions aussi chargées qu'un pouvoir important. Micheline Calmy- Rey, la Conseillère fédérale et ministre des affaires étrangères suisse, qui vient  d'être Présidente de la Suisse en 2007, l'a aussi souligné. Elle avait même déclaré durant la campagne présidentielle française, qu'elle-même, avait été l'objet d'exactement les mêmes attaques que Ségolène Royal, visant à la discréditer. Notamment, en focalisant sur des aspects frivoles, alors qu'elle s'exprimait sur des sujets importants pour tous.Finalement, s'il vous faut encore des évidences de la férocité des attaques à l'encontre des femmes qui visent haut, l'effroyable destin de Benazir Bhutto devrait vous ouvrir définitivement les yeux.Pour ces raisons, je maintiens ma critique. Il y a une responsabilité universelle à ce que l'on met ainsi en ligne.http://everywhere.typepad.fr
Répondre
L
Permettez-nous de persister à considérer, pour notre part, que votre indignation est bien démesurée. N'avez-vous pas remarqué que la caricature ou l'humour, et depuis longtemps, épingle les hommes comme les femmes ? Ce qui paraît vous choquer ici, d'ailleurs, ce n'est pas tant qu'il soit question d'une femme, mais que cette femme soit Mme Royal. C'est donc plutôt votre attachement à cette personne qui paraît visiblement offensé. En outre il est évidemment faux d'affirmer que "les femmes sont déjà très gravement prétéritées dès qu'elles ouvrent la bouche pour exprimer un projet ou une opinion". Il existe une foule de domaines où des femmes sont respectées de tous pour leur compétence ou leur savoir. Il est surprenant que vous ne sembliez pas l'avoir observé.Permettez-nous également de vous rappeler qu'au sein même de la gauche (pour ne pas parler de la droite), ce n'est pas le fait qu'elle soit une femme qui a essentiellement mobilisé les critiques contre Mme Royal, pendant et après la campagne présidentielle, et qu'à gauche comme à droite, en France et à l'étranger, en Europe comme aux Etats-Unis ou ailleurs, bien des femmes s'imposent, même s'il faut reconnaître que la vie politique est surtout animée par des hommes. En outre, que voulez-vous, une situation qui prête à rire est une situation qui prête à rire, qu'elle concerne un homme ou une femme. On a moqué le long nez et la taille du général De Gaulle, la voix de Chaban-Delmas, la préciosité de M. Giscard d'Estaing, les tics de Mitterand, les embarras verbaux de M. Chirac ou l'agitation de M. Sarkozy. Il nous paraît assez singulier, et finalement assez idéologique, que l'humour doive être déterminé par le sexe de ceux qui y prêtent. Enfin, votre exemple de Benazir Bhutto, pour le coup, n'est pas sérieux ! A moins que vous n'ayez sur le sujet des informations particulières, nous ne voyons pas qu'elle ait été assassinée... parce qu'elle était une femme !
P
Quel rabat joie ce bon Elysium ! C'est quoi ce site web bidon ? moi jtrouve ça plutot drole. comme vous dites, on peut quand meme rire un peu de ces gens. Après tout s'ils veulent qu'on les prenne au sérieux, ils n'ont qu'à le mériter. C'est à eux qu'il faut parler de dignité mon bon monsieur!!!!
Répondre