25 Février 2008
On en fait des gorges chaudes. Non peut-être sans quelque raison.
Voilà que M. Sarkozy est à nouveau pris la main dans le sac. Tandis qu’il la tendait, au salon de l’agriculture, à une personne qui se trouvait là (par hasard, ou pour provoquer l’incident ?), celle-ci lui répliqua : « ah non, touche-moi pas » (sic). Réplique de M. Sarkozy : « Casse-toi, alors ». Le "Monsieur-par-hasard" lui renvoie : « Tu me salis ». Et M. Sarkozy de répliquer : « Casse-toi alors, pauvre con ».
Evidemment, (certains de) la gauche s’emparent de l’incident, pour en faire une affaire nationale, tandis que la majorité – le courtois M. Barnier en tête – s’empresse de répondre que le Président de la République n’a fait que répliquer à l’agression dont il a été l’objet.
Oui, mais. Le hic, tout de même, est que le Président est le Président. Sans tomber dans la pudibonderie ou le moralisme – on va encore nous reprocher d’être intégristes ! – il y a des choses qui ne se disent pas, ou ne se font pas quand on exerce une telle magistrature, et que ça devient un peu agaçant de voir le Président de la République se comporter dans la rue comme un loubard.
Nous ne sommes pas suspects d’avoir beaucoup de sympathie pour M. Chirac. Mais tout de même. Un jour, un admirateur du même acabit lui avait lancé : « Connard ! ». Alors M. Chirac avait répliqué du tac au tac : « Enchanté ! Moi, c’est Jacques Chirac ! »
Il faut avouer que ça avait une autre allure…