8 Octobre 2008
Quelques jours à peine avant la chute de la banque Lehman Brothers et de la tourmente dans laquelle la finance et les banques internationales se trouvent plongées, le Saint Père nous avait appelé à ne pas adorer les nouvelles idoles matérialistes du monde moderne et à garder en tête ce que doivent être nos priorités...
Le pape, qui a proposé une méditation sur le psaume 118 (119) au cours de la prière de l'Heure tierce, aux 244 pères synodaux présents, a rappelé que la Parole de Dieu est « le fondement de toute la réalité », qu'« elle est stable comme le ciel, plus que le ciel, c'est la réalité ».
« Nous devons donc changer notre concept de réalisme. Est réaliste celui qui reconnaît le fondement de tout dans la Parole de Dieu, dans cette réalité apparemment aussi fragile. Est réaliste celui qui construit sa vie sur ce fondement qui demeure en permanence », a-t-il souligné.
S'adressant aux journalistes après la première congrégation générale du synode, le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli a expliqué que le pape invite à voir l'économie et la finance comme une « avant-dernière réalité », car « il est indéniable que lorsqu'elles sont comparées à la Parole, ces autres réalités découvrent leurs limites. Elles sont d'avant-dernières réalités, mais pas la vérité ultime ». « Le thème de fond abordé par le pape n'était pas la situation économique actuelle mais l'importance de la Parole de Dieu sur la route de l'homme. Et éclairées par cette lumière, les autres dimensions sont comme du brouillard et montrent leur inconsistance », a expliqué Mgr Celli.
A méditer pour orienter nos vies.