20 Octobre 2008
Le pape a expliqué qu'à l'occasion de l'Année Saint-Paul, la Journée mondiale des missions « propose à notre méditation une expression célèbre de l'Apôtre des gentils : ‘Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile !' ».
Benoît XVI a rappelé que le mois d'octobre est le mois des missions et le mois du rosaire, d'où sa joie de se retrouver à Pompéi « dans le plus important sanctuaire dédié à Notre-Dame du Rosaire » : « Ceci me permet en effet de souligner avec plus de force que le premier engagement missionnaire de chacun de nous est justement la prière », a-t-il dit. « C'est d'abord en priant que l'on prépare la route à l'Evangile ; c'est en priant que les cœurs s'ouvrent au mystère de Dieu et que les âmes se préparent à accueillir sa Parole de salut ».
En outre, le pape a confié le monde à Marie. Après avoir présidé l'eucharistie sur la place du Sanctuaire, le pape a guidé la supplique à Notre-Dame du Rosaire, écrite en 1883 par le bienheureux Bartolo Longo, béatifié par Jean-Paul II en octobre 1980. La nouvelle ville de Pompéi a été construite 1796 années après la destruction de la ville antique, en réponse à la promesse faite en 1872 par Bartolo Longo, un avocat italien, de construire une église dédiée à Notre-Dame du Rosaire. Le sanctuaire abrite une icône de la Vierge à laquelle on attribue des centaines de miracles et guérisons.
« Nous implorons aujourd'hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l'Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à ton Cœur », a lu le pape. « Et si tu ne voulais pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, nous ne saurions à qui nous adresser ». Comme geste d'amour filial, le pape a ensuite offert une rose d'or à la Vierge.
Dans son homélie, le pape a évoqué la figure du bienheureux Bartolo Longo, qui, comme saint Paul, avait persécuté l'Eglise « devenant un militant anticlérical et s'adonnant à des pratiques de spiritisme et de superstition ». Un homme loin de la foi qui change radicalement parce qu'il rencontre « le vrai visage de Dieu ». « Le désert fleurit là où Dieu arrive ! Avec sa conversion, le bienheureux Bartolo Longo a témoigné de cette force spirituelle qui transforme l'homme intérieurement et le rend capable de faire de grandes choses selon le dessein de Dieu », a souligné Benoît XVI.
« Cette ville, refondée par lui, est donc une preuve historique qui montre comment Dieu transforme le monde : en comblant le cœur de l'homme de charité », a-t-il expliqué. « Ici, à Pompéi, on comprend que l'amour pour Dieu et l'amour pour le prochain sont inséparables », a-t-il dit. « Aux pieds de Marie, les familles retrouvent ou renforcent la joie de l'amour qui les garde unies », a-t-il ajouté.
Le secret de Pompéi, selon le pape, c'est le rosaire, une prière qui « nous conduit à Jésus, à travers Marie ». « Le rosaire est une prière contemplative accessible à tous : petits et grands, laïcs et clercs, savants et personnes peu instruites », a souligné Benoît XVI. Or, « le rosaire est une ‘arme' spirituelle dans la lutte contre le mal, contre toute violence, pour la paix dans les cœurs, dans les familles, dans la société et dans le monde ».