Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Soutien au Grand Duc du Luxembourg

Nous avons l'habitude de faire connaître ici quelques pétitions importantes. L'expérience a montré qu'elles pouvaient être fort nécessaires, voire décisives pour faire pression sur les élus, eux-mêmes trop souvent impressionnés par les représentations qui leur sont données par ailleurs de l'opinion, images forgées par des Salons ou des officines influentes.

Mme Elisabeth Montfort nous a fait part de la suivante, dont l'objet est de de soutenir le Grand Duc du Luxembourg, dans son opposition résolue à l'euthanasie. Voici ce qu'elle écrit :


Je m'adresse à vous dans l'urgence pour soutenir cette action contre l'euthanasie,

Le 1er décembre dernier, le grand duc Henri de Luxembourg a annoncé qu’il ne signera aucune loi autorisant l’euthanasie.

Le 11 décembre, une proposition de loi dépénalisant l’euthanasie et le suicide assisté devrait être discutée en deuxième lecture au Parlement luxembourgeois, malgré les très nombreuses oppositions qu’elle suscite.

Pour faire échec au grand duc Henri, le Premier ministre Jean-Claude Juncker envisage de modifier la Constitution afin de lui retirer le pouvoir de sanctionner la loi. Ce projet constituerait un véritable coup d’État constitutionnel.

Avec les députés français, Jean-Marc NESME, Marc Le FUR, Dominique SOUCHET, Véronique BESSSE et Bernard DEPIERRE, apportons notre soutien au Grand Duc du Luxembourg.

J'apporterai personnellement vos messages de soutien au Grand Duc du Luxembourg


Elisabeth Monfort

On notera la parade préparée par ce chantre de la démocratie qu'est M. Juncker.

La démocratie totalitaire jette le masque à toute opposition de ce genre. Nous sommes en démocratie, bien sûr ; vous êtes en droit de vous exprimer comme vous l'entendez, bien sûr, pour faire valoir vos points de vue, assurément.


Mais à condition que cette expression corresponde aux canons progressistes. Ces bons esprits, si prompts à charger, chaque fois qu'il est besoin, les horreurs de l'Inquisition, de l'obscurantisme médiéval et de l'Intolérance catholique [la pire de toutes !], ne tolèrent qu'une seule pensée, la leur, qu'ils réputent infaillible. « On vous forcera d'être libres ». Le mot de Rousseau a depuis longtemps déserté les écrits de ce demi-fou pour contaminer les cervelles politiciennes bourgeoises, les "bien-pensants", les "gens-comme-il-faut", normaux, le tout-venant du conformisme et du "prêt-à-penser", qui le prennent pour un réflexe naturel de gouvernement ou de discernement.

Vous avez toute liberté de penser, oui. A condition de penser bien, c'est-à-dire de penser comme eux, dans une renonciation pleine aux exigences de la pensée. Il est hors de question de se référer à une transcendance, à une vérité objective, à des natures, à un bien qui serait tel par les exigences de l'être, bref, à tout ce qui mesure normalement l'intelligence et le coeur. Sitôt que vous vous exprimez dans un sens qui n'est pas jugé "moralement" acceptable par les tenants de l'Ethique de situation, la police de la pensée réagit, dût-elle subvertir la légalité pour transformer, par un coup de main, des agissements de voyou en légalité nouvelle.

La loi vous donne momentanément raison ? Qu'importe ! Il suffit de la modifier, et dès demain elle vous donnera tort. La force, de toute façon, n'est pas de votre côté. Ce n'est pour eux qu'un jeu de bornage. Et tel qui était hier indifférent à ce que vous protestiez de l'autorité de la loi pour défendre le bon droit, l'invoquera incantatoirement contre vous demain pour vous asservir ou faire de vous un hors la loi, un pestiféré, un intouchable. Bref, un asocial. La Morale d'aujourd'hui, qui se drape dans le manteau de l'innocence et de la vertu, en particulier devant les horreurs infréquantables et si étrangères [naturellement, puisqu'on se présuppose parfaits] de l'idéologie nazie, s'y entend parfaitement à brocarder ceux que l'atimie progressiste doit frapper et à ériger des camps où elle se charge d'enfermer les dénaturés, les handicapés, les réactionnaires, les réfractaires à la Liberté et au Progrès, par tous les mécanismes qu'une société bien huilée à la servir lui offre chaque jour.

Comprenons-nous bien, réellement, qu'en tous ces débats, c'est notre liberté, et notre dignité d'homme qui sont véritablement en jeu ? Le saint Père le martelle à temps et à contre-temps. Mais le voyons-nous, acceptons-nous seulement de le voir, pour puiser dans cette dignité chaque jour offensée la force de se redresser et de refuser de se laisser piétiner l'âme ?

C'est parce que nous nous refusons à entrer dans les démissions du jour, et que nous avons confiance en ce que vous réagissez de même, que nous vous invitons, de tout notre coeur, à soutenir les pétitions que nous vous proposons et, en particulier, celle présentée ici par Mme de Montfort.

Pierre Gabarra

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article