23 Janvier 2009
Le haut prélat a mis en avant le développement significatif, ces dernières années, de « relations constructives » entre Rome et Constantinople, mais aussi « avec le patriarche de Moscou et avec les autres Eglises orthodoxes », comme le démontre le récent échange de visites entre patriarches et cardinaux et la participation, pour la première fois dans l'histoire, du patriarche de Constantinople à l'Assemblée du Synode des évêques.
Concernant le dialogue théologique, Mgr Fortino a expliqué que la Commission revoit actuellement la manière dont on concevait le primat de l'évêque de Rome, prima sedes, au premier millénaire du christianisme, quand, malgré les difficultés, les deux Eglises étaient en communion. Le rôle des papes dans la réfutation des hérésies, comme l'arianisme, le monophysisme, etc, est aussi étudié, et en particulier la condamnation des hérésies iconoclastes (Concile de Nicée, 787) qui ont eu tant d'importance pour les Eglises orientales.
La question, explique Mgr Fortino, n'est pas tant celle du Primat de Rome, accepté par les deux Eglises, comme le prouve le document conjoint de Ravenne (signé en 2007), mais l'interprétation du contenu du Primat, sur lequel il existe encore de grandes différences. C'est pourquoi, a-t-il ajouté, la clef est de trouver « une lecture commune des faits historiques » et « un début d'herméneutique des données scripturaires et un examen des différentes options théologiques ».
« Un tel dialogue a entrepris un chemin complexe, mais c'est le seul qui pourra clarifier l'horizon vers la pleine communion », a-t-il expliqué. Un projet de document, sur cette base, sera examiné lors de la session plénière de la Commission qui aura lieu à Chypre en octobre 2009.
La difficulté n'est-elle pas également politique (souvenons-nous des uniates...) ? Mais chaque pas dans le bon sens est réjouissant !