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Crise de l'Eglise : la route est longue, longue, si longue encore...

"C'est à toi prêtre que j'en ai,
car tu n'enseignes plus ma Parole,
et mon peuple meurt par ta négligence"
Osée, 4, 6-10 

Il n'est pas contestable qu'en de nombreux endroits de « nouveaux prêtres », heureux contraires de ceux qu'évoquait Michel de Saint-Pierre dans les années soixante, redonnent à l'Eglise sa fierté et aux fidèles le sens authentique de leur vie chrétienne. Dieu en soit béni. Mais la route est longue, longue, si longue encore, en de nombreux autres endroits, désertifiés par les frénésies novatrices et orgueilleuses de tant de clercs, avant que les fidèles puissent y trouver auprès de leurs successeurs le témoignage et l'exemple de la vérité auxquels ils sont en droit de prétendre.

Un lecteur nous fait ainsi part d'une cérémonie récente, dans sa paroisse, où un curé a accepté de bénir en son église une union prononcée devant lui d'un homme et d'une femme, divorcés, qui avaient l'un et l'autre été sacramentellement mariés.

Il est déjà consternant, et c'est un euphémisme, que des ecclésiastiques puissent faire si peu de cas des enseignements et de la discipline qu'ils doivent faire respecter, s'abandonnant aux "vents de doctrine" qu'évoque l'Apôtre ou aux lubies que leur suggèrent leurs générosités sans repère.

Mais ce qui est plus dramatique encore, c'est de voir que de la sorte ces prêtres contribuent positivement et directement à la déchristianisation. Car bénir une union qui ne peut pas l'être, non seulement au regard du droit ecclésiastique mais du droit divin lui-même, qu'elle offense, ce n'est pas uniquement faire un simulacre de mariage - là n'est d'ailleurs probablement pas l'intention du prêtre ; c'est faire un simulacre de christianisme

Les "heureux époux" s'en retourneront chez eux avec l'illusion d'être en une situation juste, même si elle a été l'objet d'une cérémonie atypique. Bon, il n'y aura pas eu de messe. Dommage, c'aurait été plus chouette, et plus classique, comme Papa et Maman, dans le temps, mais tant pis pour cette privation esthétique. Après tout, la messe, c'est pas vraiment nécessaire, pas vrai ? L'essentiel, c'est "qu'on a eu droit à l'église", comme il est normal pour un mariage. Tout est donc pour le mieux, et puis on s'est retrouvés pour le gueuleton, et on a fait la fête. On a les formes, donc, c'est quasiment pareil. Merci Père curé pour cette belle journée à laquelle vous avez si gentiment contribué !

Les prêtres qui prêtent la main à ce genre de choses ne se rendent pas compte du mal énorme qu'ils font ainsi. Tout, à y réfléchir, y est décrédibilisé et souillé : la messe, réduite à une formalité auquel il peut sans inconvénient être suppléé, le sacrement de mariage, dont il peut être fait l'économie, le mariage même, singé par un concubinage prétendument sanctifié, le rôle de l'Eglise et du prêtre, qui ne sont plus de fait ordonnés au sacrement, la responsabilité du chrétien, dont on donne l'illusion qu'elle n'est pas engagée, les enjeux de la vie morale, qui sont masqués, la visibilité même de l'Eglise, dénaturée par une comédie indigne. Ces compromissions minent tout, dévitalisent tout, qui ravalent le rôle de l'Eglise à un ministère ludique et social, sous prétexte, probablement, de bienveillance, de tolérance et d'amour.

Le Diable devait sauter de joie sur le porche en jetant des grains de riz !
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S
Il ya a vraiment une pauvre situation dans le diocèse de nathalie....
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N
la responsabilité du chrétien, dont on donne l'illusion qu'elle n'est pas engagée, dites-vous : pas partout, dans certains endroits, elle ne l'est que trop, engagée la responsabilité du chrétien laïc, au point qu'il doive se charger de ce qui est normalement dévolu au prêtre : jugez-en, j'ai un exemple juste sous le coude, tout frais, qui date d'à peine 15 jour. Lors de la dédicace d'une église. Haa, quelle joie, me direz-vous, car cet évènement est si rare ! J'aide à préparer la cérémonie en dictant au curé le déroulé de la cérémonie sur informatique. Mais, il se trouve que le curé du lieu a jugé impératif de prévoir deux personnes laïques pour donner la communion.  Au bout d'un moment, je demande : Pourquoi, faudra-t-il que Françoise et Martine donnent la communion, surtout qu'il y aura tant de prêtres ? Parce qu'il faut que ce soit des femmes qui donnent la communion ! C'est très important, me répond le curé.Que pensez- vous de ceci ? Personnellement, j'y vois un féminisme de très mauvais aloi, d'autant que personne ne lui a rien demandé. J'ai écrit à notre évêque à ce sujet (et d'autres) d'ailleurs, car, trop, c'est trop !
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N
la responsabilité du chrétien, dont on donne l'illusion qu'elle n'est pas engagée, dites-vous : pas partout, dans certains endroits, elle ne l'est que trop, engagée la responsabilité du chrétien laïc, au point qu'il doive se charger de ce qui est normalement dévolu au prêtre : jugez-en, j'ai un exemple juste sous le coude, tout frais, qui date d'à peine 15 jour. Lors de la dédicace d'une église. Haa, quelle joie, me direz-vous, car cet évènement est si rare ! J'aide à préparer la cérémonie en dictant au curé le déroulé de la cérémonie sur informatique. Mais, il se trouve que le curé du lieu a jugé impératif de prévoir deux personnes laïques pour donner la communion.  Au bout d'un moment, je demande : Pourquoi, faudra-t-il que Françoise et Martine donnent la communion, surtout qu'il y aura tant de prêtres ? Parce qu'il faut que ce soit des femmes qui donnent la communion ! C'est très important, me répond le curé.Que pensez- vous de ceci ? Personnellement, j'y vois un féminisme de très mauvais aloi, d'autant que personne ne lui a rien demandé. J'ai écrit à notre évêque à ce sujet (et d'autres) d'ailleurs, car, trop, c'est trop !
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S
si seulement vous aviez tort,ce serait bien.... c'est sûr que là aussi y a des privilégiés qui croient peut être que tout est comme chez eux. mais ailleurs c'est vrai que c'est le désert. dans la Loire,, je vous assure, c'est pas triste ! une Eglise sinistrée comme les bassins miniers...
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P
le drame, on ne se situe plus nulle part. Vendée tristounette, mgr Castet n'y est pas très bien vu.  La majorité des gens de gauche. 68 attardés. J'ai eu droit à l'apologie de la journée de la JOC. Je suis sorti sans faire de scandale. Malgré tout on ne peut juger leur for interne. Ils sont bien loin de Rome ce qui est sûr. Des messes comme sur EWTN qu'on voit tous les jours il en faudrait des tonnes. Mais on rêve. bien triste époque. les conséquences rejaillissent sur l'environnement, sur la jeunesse perturbée et déboussolée qui ne sait plus à quel saint se vouer. Dès le jeune âge on constate la catastrophe dans les écoles. En attendant on passe à côté de la plaque, on fait du vent, de l'idéologie, rien de plus....
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