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Match autour de la "gay pride" à Biarritz : Mgr Aillet (1) - Didier Borotra (0)

1.- Une fois n'est pas coutume : un évêque français parle publiquement pour condamner les débordements provocateurs et dégradants d'une "gay pride". Il s'agit de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, récemment désigné à cette charge par le Pape Benoît XVI. Grâces lui en soit rendues.

Voici le communiqué que Mgr Aillet a publié à cette occasion :

« L’organisation de la “Gay Pride 2009” à Biarritz samedi 20 juin, ne peut que susciter mon indignation, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses.

En effet, la participation à cette manifestation des “Sœurs de la perpétuelle indulgence”, association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires, constitue un véritable outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse qui caractérisent si fortement l’âme, la culture et les traditions du Pays basque.

L’Eglise entend défendre et promouvoir, en toutes circonstances, la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d’être élevé par un père et une mère.

Elle récuse, par conséquent, les revendications tapageuses dont la “Gay Pride” se fait l’écho au nom d’une infime minorité de nos concitoyens, mais elle respecte éminemment les personnes homosexuelles et compatit avec sollicitude aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs;

Elle proclame que tout homme est enfant de Dieu et que chacun est appelé à la conversion et à la sainteté. »


Le prélat ne s'est pas borné à cette déclaration. Il a écrit au sénateur-maire de Biarritz, M. Didier BOROTRA, pour protester contre l'autorisation d'une telle manifestation. Voici sa lettre :

« Monsieur le maire,

« Ayant pris connaissance, par le biais de familles domiciliées à Biarritz, de la “Gay Pride” prévue prochainement, je viens vous faire part de ma profonde stupéfaction. Il s’agit une fois encore d’un outrage officiel fait à l’Eglise Catholique à en croire la présence annoncée des “Sœurs de la perpétuelle indulgence”, association affichant avec virulence son anti-christianisme.

« Je n’ose imaginer la réaction des musulmans et des juifs si les symboles de leurs traditions religieuses étaient récupérés de la sorte…

« Les revendications tapageuses de groupes pour la plupart étrangers à la ville de Biarritz ne représentent pas, et de loin, la conviction profonde qui anime les personnes homosexuelles. Il suffit de lire tel ou tel témoignage pour comprendre à quel point celles-ci sont en souffrance.

« Outre le fait que la jeunesse, particulièrement les enfants, n’a pas besoin de voir affichées des revendications aussi agressives, une telle licence sexuelle exposée sur la voie publique ne peut avoir que des effets négatifs sur la moralité sociale et le bon sens de la majorité de nos concitoyens.

« Je tenais à vous communiquer en toute simplicité ces quelques réflexions. Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma prière et de mes sentiments dévoués dans le Christ et son Eglise.



2.- Comme il était permis de s'y attendre, les réactions n'ont pas tardé. Au premier chef, celle du maire de Biarritz lui-même. M. BOROTRA, pour qui l’ignorerait, est membre du très illustre parti “MoDem”. Vous savez ce parti du très catholique, comme on sait, M. BAYROU.

M. BOROTRA, donc, a "confié" au journal Sud-Ouest, selon ce dernier, la « réponse cinglante » (sic) qu'il a adressée à l'évêque de Bayonne, lui qui, pourtant, nous déclare la feuille publique, est un « homme de consensus peu coutumier des coups de gueule. »  Fallait-il que le péril contre la démocratie fût grand pour que l'élu sortît ainsi de son benoît consensualisme ! Le bonhomme est “consensuel” à l’égard du lobby antichrétien, il ne l’est pas pour l’évêque catholique. Il ne faut pas mélanger les torchons et les mouchoirs de soie.

La lecture de son propre courrier, dont l'élévation de pensée n'échappera à personne, vaut le détour :

« Je ne peux vous cacher – écrit-il à l'Evêque – que j'ai eu honte (sic !) à la lecture de votre lettre du 18 juin. De toute évidence, vous ignorez les lois de la République, c'est dommage.

« En tant qu'homme politique, je ne me mêle jamais des affaires de l'Église et je vous conseille d'en faire autant concernant les affaires de la mairie (...). Nous n'avons pas la même conception de la liberté, notamment d'expression et de manifestation. Il s'agit pourtant d'un droit élémentaire dans tous les pays démocratiques. »



3.- On notera avec grand intérêt :

a] M. BOROTRA éprouve de la « honte » à lire la lettre d’un évêque qui proteste contre les outrages faits publiquement à la religion catholique ainsi qu’à la morale publique. Nous ne pouvons qu’en prendre acte, avec humour, plus qu’avec colère, tant le propos est bête. Il éprouve de la honte ? On n’en attendait pas moins. Rappelons à ce “bonhomme de consensus”, que la honte, selon le Dictionnaire de l’Académie française, est un « déshonneur », une « humiliation », et le noble dictionnaire ajoute : « Sentiment d'indignité, d'infériorité ou d'humiliation, lié à la conscience d'une faute réelle ou supposée. » Par affaiblissement, poursuit-il, le terme désigne une « gêne, (un) embarras, (un) trouble qu'on éprouve à l'idée de son imperfection, d'un manquement aux convenances. »

La lettre de l’Evêque aurait-elle donc porté ses fruits, de l’aveu même de son destinataire, et pour sa conversion, « honteux » de sa lâche soumission à l’idéologie pourrissante de notre temps et à son manquement au bien commun ?

Hélas non. En réalité, le bonhomme consensuel veut dire, vous l’avez compris, que c’est l’évêque catholique qui devrait avoir « honte » de se plaindre de ce que sa religion soit outragée publiquement et de s’opposer à l’exaltation de la licence sexuelle sur la voie publique.  En plus en cette date sacrée du 18 juin ! D’où il faut déduire que c’est l’évêque qui devrait en être « humilié », pour avoir ainsi publiquement fauté contre les “valeurs” de ce crépuscule de civilisation ! Il est difficile de trouver plus rapide raccourci pour exprimer la totale subversion de valeurs auquel un tel élu peut être soumis. Il n’est donc ni surprenant, ni outrageant pour l’évêque de Bayonne que celui-ci se voie rappeler qu’il ne communie pas aux mêmes principes “humanistes” que le maire de Biarritz, ni à sa conception de la liberté et des droits. C'est au contraire son grand honneur.

b] Pour M. BOROTRA – et dire qu’il est sénateur ! – s’opposer à ce qu’il a ainsi autorisé, s’opposer en particulier à l’injure publique faite à l’Eglise catholique et à la promotion de ce sommet de vulgarité qu’est la “gay pride” (heureuse es-tu, langue française, de n’y être pas mêlée !), c’est s’opposer aux… « lois de la République » ! Et c’est l’heureux élu qui, donneur de leçon, reproche son ignorance à Mgr de Bayonne, lui qui paraît ignorer les notions d’ordre public, de morale publique et d’injures publiques qui relèvent pourtant de ces lois.

c] M. BOROTRA ne se mêle pas des affaires de l’Eglise, « en tant qu’homme politique » précise-t-il. Heureuse réserve. A quelles « hontes » ne nous contraindrait-il pas, et avec quel élévation assurément, au vu de la qualité de sa « réponse cinglante », s’il se piquait de nous dire ce qu’il pense en la matière. Il échappe au bon M. BOROTRA qu’il parle comme « politicien », et pas de la plus haute veine, et que Mgr Aillet, membre de la cité, est tout aussi « homme politique » que lui, en droit de s’exprimer – au regard des « lois de la République » -  et de faire part publiquement de sa légitime indignation pour dénoncer la violation des droits des catholiques qu’il est en charge de défendre.

d] A ces « affaires de l’Eglise », le bon M. BOROTRA oppose « les affaires de la mairie ». Mais, décidément, a-t-il seulement réfléchi avant d’écrire, et sait-il de quoi il parle ? Où a-t-il vu que les questions d’ordre public et de police municipale, explicitement visées par la lettre de l’Evêque, s’identifient aux cuisines de sa boutique ? Ce n’est pas une « affaire de la mairie » que les catholiques puissent publiquement être insultés dans les rues de Biarritz, ni que la voie publique soit livrée à ces démonstrations dégradantes. Vous vous faites insulter publiquement, la morale publique est bafouée ? Qu’est-ce que ça peut vous faire ? Ça ne vous regarde pas ! Ce sont mes affaires, de ma mairie !

e] On observera enfin que le maire de Biarritz ne voit aucune inconvenance à identifier les acteurs vulgaires et violateurs des droits d'autrui de ces “gay pride” aux homosexuels en général, ni à ce que le lobby des premiers puisse, malgré les
« lois de la République », revendiquer un véritable communautarisme agressif. Tout cela n'offense pas « les affaires de la mairie ». Il n'y a que ce qui est catholique qui n'a pas sa place dans la cité, même à titre de plainte.

Consternant. Consternant mais, hélas, si peu surprenant.


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A
<br /> « Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi.<br /> Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde. » (Jn 16,33)ne pas se conformer aux idees de ce mondemais c'est grave se servir d'internetc'est deja se conformez aux idées de ce mondede regardez la television aussid'avoir un portable aussid'avoir un bon portefeuille garni d'actions et de dividendesl'argent est un mauvais maitreon ne peeut pas servir l'argent et dieucelui qui me suivra ne marchera pas dns les tenebresla haine fut leur chemin tenebreracisme tenebrespuissance de l'argent tenebresvers qui irions nous seigneurpuisque tu as les parole de viepuisque tu est le chemin la vie la veritéles fransciscains ont cette verité
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A
<br /> Maison sur le roc, petits cochons et service de nettoyage Matthieu 7, 24-27<br /> <br /> Lire Matthieu 7, 24-27 <br /> <br /> <br /> Connaissez-vous l'histoire des trois petits cochons? … Vous savez, celle où trois petits cochons décident de se construire chacun une maison pour se cacher du loup… Deux d'entre eux, parce qu'ils préfèrent jouer, s'amuser, danser…. choisissent comme matériaux de la paille ou des branches. Pendant que leur frère qui est très sérieux, choisi de prendre le temps de construire sa maison en briques…<br />      Moi, je me suis quand même toujours posée une question dans cette histoire… Une question qui me turlupine depuis toute petite : comment le petit cochon dans sa maison en paille faisait pour faire la cuisine, se chauffer, dormir… Elle ne devait pas être bien grande sa maison… ni très confortable… en paille, quand même… Et moi je me suis toujours dis, quand j'étais petite, que ma maison elle serait en briques, ça c'est sûr!  Je devais déjà être très sérieuse… ou plutôt je crois que j'aime surtout être bien installée dans ma maison. Oui, j'aime bien avoir une belle maison!<br />      Mais c'est quoi une belle maison?… c'est difficile à dire… Chacun d'entre nous a des critères très différents. Nous n'aimons pas tous les mêmes choses. Et donc, si tous nous construisions la maison de nos rêves, il est bien certain qu'il n'y en aurait pas beaucoup de pareilles….<br />      D'ailleurs, dans ma vie, j'ai vu beaucoup de très belles maisons, dans lesquelles je n'aurai jamais voulu habiter : j'ai vu des châteaux plein de beaux meubles très luxueux, couverts de feuilles d'or et de bois précieux, avec des très beaux tableaux sur tous les murs... mais où on n'avait pas le droit de laisser traîner des choses ou de faire la fête!!! Jolis oui… mais bof! Je n'aurais pas aimé y vivre. J'ai vu des églises magnifiques, mais froides et où il faut chuchoter tout le temps… J'ai vu des maisons beaucoup plus simple et très jolies aussi, mais où il faut sans arrêt faire attention pour ne pas se taper la tête… J'ai vu des appartements très chics tout en haut d'immense tours… où j'attrapais le vertige dès que je regardais par la fenêtre… là non plus je n'aurais pas aimé vivre…<br />      Pour la plupart d'entre nous, une belle maison serait sans doute une maison où des gens vivent heureux! Une maison où il y a du soleil et de la musique! Peut-être un ou deux chats… ou un chien… Il faudrait aussi une jolie cuisine bien pratique où  mijotent de bons petits plats qui sentent si bons… Et un ordinateur pour consulter le site Interbible... et un grand salon pour y recevoir plein d'amis, et de la joie et des rires. Et peut-être aussi des jolies chambres d'enfants, pleines de jouets et de dessins et un peu en désordre bien entendu…<br />      Dans son Évangile, Matthieu nous raconte la parabole des deux maisons (Mt 7,24-27), celle du sage et celle du fou. Le sage construisant la sienne sur le roc et le fou sur le sable… Nous ne sommes pas fous... Donc nous voulons tous construire notre vie, notre maison, sur le roc. C'est sûr! Nous voulons du solide!<br /> Construire sa maison sur le roc, c'est mettre en tout premier dans sa vie la « crainte du Seigneur » nous disent les proverbes (Pr 15,33-16,9), parce que Dieu est grand, que c'est lui qui dirige la marche du monde, que c'est toujours lui qui a le dernier mot… (tiens, au passage, c'est un bon truc à se rappeler lorsqu'il y a dispute… Dieu à toujours le dernier mot…). « Le cœur de l'homme pense sa route, mais c'est le Seigneur qui dirige ses pas. » On pourrait aussi dire : « Le cœur de l'homme pense le plan de la maison, mais c'est le Seigneur qui affermit les murs. »<br />      La crainte du Seigneur… c'est bizarre comme mot… Crainte, c'est un peu comme peur! Alors faut-il avoir peur de Dieu?… La crainte de Dieu est, dans l'Ancien Testament comme dans le nouveau, un synonyme de « respect ». C'est la reconnaissance de la grandeur de Dieu telle qu'elle s'est manifestée dans l'histoire  d'Israël et en Jésus-Christ : elle conduit l'homme à l'adorer, à croire en lui, à observer ses commandements; l'expression désigne aussi la fidélité au Seigneur dans laquelle vivent les communautés chrétiennes.<br />      Construire sur le roc, c'est donc croire en Dieu, écouter ce qu'Il a à nous dire, observer ses commandements (je vous rappelle le résumé que Jésus en fait : Aime l'Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Aime ton prochain comme toi-même… Mt 22,34-40), et Lui être fidèle.<br />      Voilà… C'est simple… La maison est belle et nous vivrons heureux et aurons beaucoup d'enfants…<br />      Ah! Mais non! J'ai oublié les méchants!… voyons dans les contes, il y a toujours des méchants… Le grand méchant loup des trois petits cochons… Parce que savez-vous, dans les contes, comme dans certains textes de la Bible (dont ceux que j'ai mentionnés), le monde se divise assez simplement entre les bons, les gentils, nous quoi… et les méchants, les ennemis, toujours les autres… C'est une vision binaire du monde : le bien d'un côté et le mal de l'autre.<br />      C'est un peu comme dans un match de hockey : il y a d'un côté l'équipe qui doit gagné (celle que nous soutenons donc…) et de l'autre, les ennemis du moment, l'équipe qui doit perdre. Pourtant ceux d'en face, les « méchants », ils ont les mêmes règles du jeu que l'équipe  que nous soutenons…  et ce qui va faire la différence, ce qui va permettre à notre équipe de gagner la partie, c'est sa manière de jouer…<br />      Je connais un gardien dont la devise devant sa cage est « l'épaisseur d'un rempart compte moins que la volonté de le défendre » (une citation de Thucydide, un historien du IVe siècle avant JC). La volonté de défendre sa cage… et dans la vie de tous les jours, la volonté de défendre sa vie, sa famille, ses valeurs... La volonté d'avoir une vie « juste »… Et c'est bien de cela dont nous parle le texte des Proverbes (des Exemples, comme le dit l'hébreu) : ce n'est pas une question de bien ou de mal, mais de choisir dans sa vie de craindre le Seigneur.<br />      Mais attention! Construire sa maison sur le roc, la crainte de Dieu, n'épargne pas les tempêtes : dans la parabole de Jésus, les deux maisons subissent l'assaut des vagues, de l'orage et du vent… Et même si le texte nous dit que seule la maison du fou est détruite, je ne suis pas sûre que celle du sage n'ait pas subit quelques dégâts : un jardin ravagé, des volets qui branlent, quelques tuiles qui se sont envolées… La maison est toujours debout, certes, mais il faut quand même la réparer. Et de toute façon l'entretenir régulièrement… Si ce n'est pas la tempête, ce pourrait être les mauvaises herbes, la poussière, l'humidité,… toutes ces choses qui sont capables de transformer la plus belle des demeures en taudis…<br />      Du côté de chez nous, en pays de Fribourg (Suisse),… je vois souvent passé une camionnette blanche sur laquelle est écrit en grosses lettres bleues sur la carrosserie immaculée : « JÉSUS – nettoyages et entretien ». Sur la portière, leur slogan dit : « Nous  vous  devons la  qualité! » Petite  entreprise  locale,  ils astiquent, briquent et polissent jusqu'&a
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A
ne jugez pas les autres vous ne serez pas jugéjesus ne faisait pas de differencequand un frere est en souffrance on l'aidela charitéc'est aimez l'autre sans le jugezpublicain je suis publicain je resteraiquand au tradition chretiennema famille est enracinédepuis laa nuit des tempsdieu jugera a l'amour que vous avez pour les autreslà ou reside la haine de l'autre contre les homo les noirs les juifs les gens de gauchedieu est absentlui qui fut le plus humblece fut un dieu de tout humanité
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J
Oui, j'ai adressé ce message directement à M. Borota, car je pense qu'il est important que tous ceux qui ont été choqué dans cette affaire puisse s'exprimer...Après, je n'ai pas beaucoup d'espoir concernant une réponse !Voicil'adresse internet du sénateur-maire Borota, visible sur la page web du Sénat.d.borotra@senat.fr
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J
Monsieur le maire, C'est un jeune électeur qui a obtenu le droit de vote cette année et qui a beaucoup d'admiration pour les hommes politiques, quelle que soit leur appartenance partisane, qui vous adresse ce message. En tant que citoyen qui a foi dans un débat public de qualité à l'intérieur de la cité, je déplore qu'un élu de la République entre en conflit avec un représentant de la première religion des Français. En tant que catholique, j'ai été blessé par la virulence de votre réponse à une lettre de l'évêque de Biarritz. En tant que jeune homme attaché au respect des personnes, je m'insurge contre le fait que votre municipalité a appuyé une manifestation - la "marche des fiertés" - qui prône un mépris total du corps : ce qui est intime est exhibé au public avec des slogans profondément injurieux et réducteurs. Cantonner une personne à ses seuls comportements sexuels est une véritable amputation de la personnalité. J'ajoute que je connais autour de moi des individus qui refusent d'être confondues avec des personnes qui mélangent vie privée et marketing agressif de rue. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que votre mouvement politique trouve ses racines dans la démocratie chrétienne, qui était attachée aux valeurs de l'Église catholique. Certes la République est laïque, mais elle n'interdit pas aux communautés religieuses d'exprimer leurs opinions sur les faits de société.En vous remerciant de l'attention que vous porterez à ce message, veuillez agréer, monsieur le maire, l'assurance de ma parfaite considération envers un élu de la République.
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<br /> <br /> Merci de nous avoir fait part de cette lettre à M. BOROTRA. L'avez-vous fait parvenir directement à son destinataire ? Ce<br /> serait chose bonne, quoique peut-être vaine.<br /> <br /> Le rappel que vous faites des origines du mouvement de cet élu est important. Il met le doigt sur un élément de la crise actuelle. Je ne sais ce qu'il est de l'intéressé, peut-être plus familier<br /> de certaines officines que de sa paroisse. Mais ce qui est sûr, c'est que souvent les prétendues élites "démocrates chrétiennes" conjuguent de manière schizophrénique cette double qualité, entre<br /> "morale de conviction" et "morale d'engagement", pour asservir finalement totalement la première à la seconde, dont on connaît les dépendances à l'idéologie et au terrorisme intellectuel.<br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />