Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le secret de Fatima (5)

Témoignage d'André Frossard

 

            André Frossard [cf. fiche Wikipedia], qu'il n'est pas utile de présenter tant il est connu comme homme politique, comme homme de lettres comme académicien, comme converti par la vision d'une lumière venue d'En-Haut (cf. « Dieu existe, je l'ai rencontré »), était très lié avec le Pape Jean Paul II. Il le rencontrait très souvent, et avec son épouse, ils ont déjeuné de très nombreuses fois avec le Saint-Père, au Vatican et à Castel Gandolfo. André Frossard a collaboré avec Jean Paul II pour rédiger de nombreux ouvrages, et le Saint-Père lui a même demandé de faire le commentaire du Chemin de Croix du Vendredi-Saint au Colisée, en 1986.


Une amitié tout d'abord, puis une affection profonde m'avaient lié avec André Frossard et son épouse, au point qu'il m'avait « adopté » comme neveu, et m'avait même présenté au Pape Jean Paul II en disant : « Je vous présente mon très cher neveu ». A chacun de ses nombreux voyages à Rome pour rencontrer et travailler avec le Saint-Père, il aimait (ils aimaient) venir se reposer chez moi. Et, très souvent, nous avons parlé de sa conversion après qu'il ait vu cette Lumière venue du Ciel. Ce n'était pas une discussion banale, pour lui faire raconter : en réponse à mes questions, il me faisait part de son expérience mystique, de ce qui s'était passé en lui, et qu'il ne racontait pas dans son ouvrage cité ci-dessus, ni dans les cercles « mondains » de Rome qui l'invitaient pour « savoir » !


Je puis dire qu'une intimité religieuse et spirituelle profonde existait entre André Frossard et moi-même. Il avait une grande confiance en moi, au point qu'il me demandait de le conduire chez le Saint-Père, et que l'on me téléphonait de venir « reprendre mon oncle » lorsque cet entretien était terminé.


Parler avec André Frossard, c'était parler avec « l'homme au regard perçant », avec celui qui a vu. Le Pape Jean Paul II lui a dit un jour : « Vous avez un avantage sur moi : vous êtes un mystique mais moi, pas ! ». Et c'est vrai, au moins quant à André Frossard ! Une conversation avec lui n'était jamais banale : en quelques secondes, il vous transportait dans les hautes sphères, même quand il interprétait l'Evangile. J'oserais dire, comme saint Jean, l'Aigle de Patmos.


Au cours d'un déjeuner à Castel Gandolfo avec le Pape Jean Paul II, et son épouse, il demanda au Saint-Père : « Pourquoi ne publiez-vous pas le Secret de Fatima ? ». Le Saint-Père lui répondit simplement : « Comment trouvez-vous ce vin blanc des Castelli ? ».


Le 15 janvier 1995, André Frossard vint à Rome à la demande du Saint-Père, et je le conduisis au Vatican en fin de matinée. Mgr Stanislas Dziwisz me téléphona vers 16 heures en me disant : « Votre oncle a terminé son entretien avec le Saint-Père, voulez-vous venir le reprendre ? ».


Dans le voiture, en le raccompagnant chez moi pour parler, et pour passer ensemble la soirée et le dîner (son épouse n'ayant pu venir), André Frossard me dit :


« J'ai parlé au Saint-Père du Secret de Fatima. Cette fois, il m'a répondu, et m'a dit : "E NE PUIS ABSOLUMENT PAS LE PUBLIER ! JE PUIS SIMPLEM/ENT VOUS DIRE QUE C'EST UN SIMPLE FEUILLET QUI COMPTE 22 LIGNES" » [A SUIVRE].

 

Mgr J. MASSON

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Bonjour Monseigneur,Je vous suis reconnaissant pour ce correctif sur une erreur d'aiguillage de message.En effet, je m'interdis tout commentaire sur le thème de référence.Si, au contraire, je peux me permettre de témoigner de la foi joyeuse de 2 camarades, devenus prêtres, à des moments différents de leur  vie.Aux dernières nouvelles, chacun se porte bien, renforcé dans sa foi.Quelles difficultés auraient-ils rencontrées de leur côté ? Je l'ignore compte-tenu de leur discrétion là-dessus. Pour autant, ce que je note c'est leur sérénité actuelle.
Répondre
J
Bonne nuit Monseigneur,J'ai pris connaissance de votre site et de vos écrits par le canal du contre-amiral Gilles Pinon - Paix à son âme.Protestant, avec la foi du laboureur, je ne vois pas en quoi l'existence d'engins de transport non conventionnels, ni l'existence de voisins souvent ignorés va changer ce en quoi je crois, si ce n'est renforcer la lumière que j'en ressens.J'en parlerai prochainement au sein de mon église (ERF), et si possible dans un cadre œcuménique : en effet, il y a des moments où il faut un peu plus se serrer les coudes.Cela m'a bien sûr incité à réfléchir sur le long parcours des Chrétiens et sur les difficultés qu'ils se sont infligés. Or le fait que ma fille, qui n'a pas encore 8 ans, me pose aujourd'hui des questions sur Dieu est même plutôt de nature à flatter mon optimisme ... car si je ne l'ai pas élevée autrement que selon une foi discrète et silencieuse, elle n'en connaît pas moins tous les principes fondamentaux ; ainsi je n'ai pas établi de choix pour elle mais j'ai bien compris que sa décision est là.Je comprends qu'avec les évènements qui arrivent, ce ne sera pas facile pour tous et votre rôle, essentiel pour vos ouailles, leur sera d'un puissant soutien, mais de là à se flageller ? Les gens ont plutôt besoin de retrouver des repères humains et l'Eglise Catholique en détient beaucoup : la 3ème encyclique "Caritas in veritate" contribuera à mettre les points sur les "i" pour certains qui s'estimaient à tort tout-puissants, et rendra confiance aux plus démunis.Ces dérives diverses de nos sociétés étaient d'ailleurs, autrefois, l'objet d'entretiens chaleureux avec un ami dont l'oncle avait été évêque de Strasbourg ; cet ami est aujourd'hui décédé ; je ne l'ai pas oublié et j'ai une idée, optimiste forcément, de ce qu'il penserait de la situation actuelle.Voilà Monseigneur, ce dont je souhaitai respectueusement vous faire part à la suite de la lecture de ces 4 premiers articles.Jean-François Gindrey(Note : par suite d'un défaut de l'éditeur de texte, ce commentaire s'est trouvé en appendice du message Pour servir à l'histoire de la crise de l'Eglise : le bilan d'un énorme gâchis http://zetabalanceenergy.blogspot.com/Il s'agit d'une erreur qu'il conviendrait de corriger)
Répondre
L
<br /> <br /> La correction que vous avez demandée a été faite.<br /> <br /> L'objet des articles publiés sur la question des "difficultés que les chrétiens se sont infligées", pour reprendre votre expression, n'est pas de pratiquer l'auto-flagellation. Le catholicisme, pour ce qui le concerne, a traversé une<br /> crise très profonde depuis plus de 50 ans, qui l'a profondément blessé et qui a accompagné une crise qui a affecté le monde occidental tout entier. Pour reprendre également votre idée, cette<br /> crise, précisément, l'a plongé dans une pusillanimité qui l'a empêché de faire mieux valoir les atouts que vous évoquez.<br /> <br /> L'heure est venu aujourd'hui d'une réflexion profonde sur ces circonstances, une réflexion indispensable qui permette, non pas de satisfaire au prurit de repentance qui est de mode, mais de<br /> rendre justice à chacun de faire utilement le point. Pour avancer, il ne faut pas seulement savoir où l'on va, mais d'où l'on part. C'est en cela que les contributions à l'histoire de cette<br /> période nous paraissent nécessaires. Beaucoup ne savent pas ce qui s'est passé. A certains égards, ils prennent la crise qui a vidé les séminaires, asséché les vocations et désacralisé maint<br /> sanctuaire comme un simple fait, dû à la seule évolution des choses. Il faut leur rendre la mémoire dont ils ont été privés, ne serait-ce que pour leur donner à connaître que l'histoire n'est<br /> pas, comme on la leur représente souvent, partagée en un "avant" (le Concile), qui serait affublé de toutes les tares, et un "après" qui n'aurait été que libération. Cette histoire est beaucoup<br /> plus complexe. La vertu de prudence intègre, parmi ses parties, la mémoire. Pour agir droitement, maintenant, il faut savoir ce qui a été fait, avant, ne serait-ce que pour ne pas faire des choix<br /> qui sacrifieraient des richesses nécessaires, ou pour se garder de tomber dans des travers déjà expérimentés comme tels. <br /> <br /> <br /> <br />