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La condamnation du député Vanneste : vers une dictature de la pensée !

    Un député - Monsieur Vanneste - condamné l'année dernière par un tribunal correctionnel pour injure envers les homosexuels, a vu sa condamnation confirmée par une cour d'appel.

Il lui est reproché d'avoir dit (approximativement) que l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité et que si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité, ce qui justifierait sa condamnation sur le fondement de la loi du 30 décembre 2004.

Il ne s'agit pas ici pour nous de porter un jugement, ni d'aborder le fond de ce propos, s'agissant d'une question qui mérite d'être traitée avec nuance, humanité et respect mutuel.

    Mais, tout démocrate - qu'il partage ou non ce point de vue - ne peut qu'être scandalisé par une telle condamnation, qui nie purement et simplement la liberté d'expression et de pensée.

    Ces paroles, en effet, n'appelaient pas à la violence ou à la haine, mais faisaient état d'une conviction personnelle, qui doit pouvoir être affirmée.

    Que tout le monde soit d'accord ou pas avec celle-ci est indifférent. Elle doit pouvoir être exprimée sans censure des groupes de pression ou de magistrats trop sensibles à la mauvaise publicité médiatique pour leur résister : c'est le PRINCIPE MËME DE LA LIBERTE D'EXPRESSION, valeur des plus fondamentales, garantie par la constitution et la Convention européenne de sauvergarde des droits de l'homme.

   
Cette décision est d'autant plus choquante que :

- Les propos du député reposent sur une vérité au moins naturelle : si le monde était homosexuel, il serait en péril... C'est une évidence, même si cela est inopérant sur l'avenir de la société française.
- Il est tout de même savoureux que cette condamnation ait été obtenue par des groupes de pression, qui font grand cas de leur liberté d'expression quand ils insultent publiquement ceux qui ne leur cèdent pas (il suffit de voir la description des propos tenus devant le tribunal ou le harcèlement organisé contre leur cibles, qui relèvent de la loi pénal ; cf. par exemple, D. Arnaud, Libération du 15 décembre 2005).
- Il est anormal, dans une société démocratique, alors que des groupes de pression revendiquent des prérogatives et des lois qui ont une incidence directe sur les fondements mêmes de cette société, que les citoyens ne puissent pas en débattre librement. Est-ce une discrimination illégale que de dire qu'il est dangereux d'autoriser des couples homosexuels à adopter des enfants ? Peut-être (nous ne le pensons pas, mais cette notion est devenue tellement extensive qu'on ne sait plus vraiment ce qu'elle veut dire). Il n'en reste pas moins que pour vivre dans une société libre qui n'est ni soviétique, ni  fasciste, chacun doit pouvoir revendiquer le droit de le dire et de le défendre.
- Enfin, elle traduit une délinquescence du politique, qui, faute de valeurs communes positives de nature à entraîner toute la société dans un projet commun, se contente de faire de la "différence", de la non-discrimination, un absolu qu'il ne peut pas être, car toute décision est une discrimination, tout choix également.

   Cette faiblesse du politique ouvre toutes grandes les portes du terrorisme intellectuel et idéologique de groupements qui n'ont aucune légitimité démocratique, mais jouent sur la menace médiatique ou physique (rappelons-nous l'épisode de l'agression commise à Notre-Dame de Paris).

    Le député Vanneste a saisi la Cour de cassation. Espérons qu'il saisira ensuite, si besoin est, la Cour européenne des droits de l'homme, laquelle se montre ordinairement soucieuse de défendre la liberté d'expression. Car il est manifeste que les principes mêmes de la démocratie sont remis en cause au nom d'intérêts particuliers.


   On rappellera, pour mémoire, que 22 députés ont cosigné avec M. Vanneste une proposition de loi déposée pour modifier la loi contre l’homophobie et que plus de 170 parlementaires ont signé un "Manifeste" pour s'opposer à la reconnaissance de ce qu'on appelle "l'homoparentalité" [cf. sur ce point, libertepolitique.com].

  
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G
Vous abordez en effet une question essentielle, qui est une question tout à fait politique, soumise à libre débat (en principe). Les totalitaires, pour empêcher qu'il ait lieu, entretiennent des confusions avec les personnes homosexuelles prises individuellement, pour faire croire qu'elles sont haïes. Il faudrait peut-être faire une précision là-dessus ?
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B
Bien que je ne comprenne pas grand chose au pathos de Grégoire, je m'associe évidemment à votre critique, à ceci près : je me demande si ce n'est pas précisément la logique de la démocratie moderne que de conduire à ce filtrage légal et judiciaire, de ce qui peut et de ce qui ne peut pas être pensé. La loi démocratique n'est-elle pas celle du plus grand nombre ? Et si la loi du plus grand nombre vous impose de vous taire sur ce sujet, et de vous coucher devant les lobbies qui la manipulent ? Où sera votre liberté ? Où sera, tout simplement, LA liberté ? Le débat va bien au-delà d'une question démocratique. C'est bien, comme vous le dites ailleurs, une question anthropologique. C'est l'homme qui est l'enjeu, quel que soit le régime politique dont on se réclame. On se fout bien d'être en démocratie si l'on doit crever sous la loi démocratique.Bien à vous. Bernard.
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G
très investi dans le relationnel et la politique, au niveau du quartier, je suis interppelé par votre site que je découvre aujourd'hui. C'est vrai que l'hosexualité fait débat, même si on n'en parle pas bien que ça concerne un nombre peu important de population dans le cadre de l'ensemble. Mais il faut être responsabilisés sur la question, sans exclure. Je suis d'acord pour dire que la loi ne doit pas être là pour muselai l'expression libre de ce qu'onen pense même si ça ne plait pas aux intéressés. La liberté d'expression c'est ce qu'il y a de plus nécessaire pour s'exprimer librement, sans quoi il n'y a plus de démocratie.Bon courage a vous. G.D.
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L
Bien vu. On pourrait ajouter que s'il y a discrimination ce sont bien les groupe homosexuels qui les créent. C'est eux qui tiennent à être ce qu'ils appellent une "communauté homosexuelle", un groupe à part, identifié comme tel. C'est eux qui se distinguent et se séparent. Mais à l'inverse, on n'a pas le droit de les voir ainsi définis. Alors, il faut donc des lois pour justifier ça, contre le reste de la société ?
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