Les « Khmers roses »… C’est sous ce titre que François Devoucoux du Buysson publiait en 2003, aux Editions Blanche, un essai sur « l’idéologie homosexuelle » qui devait, dès sa sortie, être boycotté par les médias. Dans la présentation de cet ouvrage, l’éditeur indiquait en particulier : « Alors qu'elle s'inscrit dans la sphère de l'intimité, l'homosexualité est aujourd'hui portée comme une revendication collective par des mouvements qui la brandissent comme un étendard. On assiste à l'émergence d'une idéologie homosexuelle dans la mesure où se met en place un système de représentation du monde qui s'appuie sur un noyau d'activistes, des intérêts puissants et l'indifférence molle de la société française devant la propagande gay. Les khmers roses qui diffusent cette idéologie homosexuelle se sont lancés à l'assaut des derniers vestiges de l'universalisme républicain. Leur entreprise de rééducation des esprits s'appuie sur un discours victimaire visant à culpabiliser la société française. Cette stratégie n'hésite pas à manipuler les faits historiques et stigmatise quiconque procède à un examen critique, faisant de l'homosexualité un débat interdit. (…) Elle imprègne désormais les discours et les programmes des partis politiques, de gauche comme de droite, ce qui rend inéluctable la mise en œuvre de ses principes. » Nous en savons quelque chose, quatre ans plus tard, en cette campagne électorale.
Cette idéologie et cette propagande progressent en effet. Le site Zenit (zenit.org) relate, dans ses informations du 16 mars, qu’un projet de loi sur l’homophobie, proposé par l’assemblée des députés du Brésil, visant à punir comme un crime tout type de rejet de l’homosexualité, a été soumis au vote des membres du Sénat fédéral le 15 mars. Il fait également état de cette réaction de Maria das Dores Dolly Guimarães, avocate et présidente de la Fédération de Sao Paolo des Mouvements en Défense de la Vie. Si ce projet est voté, dit-elle « outre les droits prévus dans la Constitution à l’intention de tout citoyen, la personne homosexuelle, par le simple fait d’être homosexuelle, obtiendra des privilèges (…). L’homosexualité cessera d’être un vice pour devenir un mérite. Et qui osera critiquer ce comportement sera traité comme un criminel. » Heureuse est-elle de n’avoir pas dit une telle chose en France, notre chère terre de liberté !
Avec raison, la courageuse avocate souligne que les premiers à subir cette persécution programmée seront les chrétiens. Mais gageons qu'il en sera de même de toute personne, ici et là-bas, quelle que soit sa confession ou son absence de confession, qui osera élever sur ce point des mises en garde ou des critiques de simple bon sens. La guerre est ouverte contre l’ordre naturel et gare à ceux qui, de tous poils et de toutes plumes, se mettront en travers du sens de l’histoire.
Parmi les joyeusetés prévues par le texte, il est indiqué que toute personne qui aurait l’outrecuidance d’empêcher des manifestations publiques d’actes homosexuels (dits "d’affection") sera passible de 2 à 5 ans d’emprisonnement. Idem pour une personne qui s’aviserait de licencier une baby-sitter après avoir découvert qu'elle était lesbienne. Idem encore pour un supérieur de séminaire qui aurait l’audace d'y refuser un candidat homosexuel et le prêtre qui condamnerait l’homosexualité dans son homélie pourra être poursuivi. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! Quand même...
Espérons, pour la libération des peuples et l'illumination des libertés universelles, que ces progrès législatifs incontestables des Khmers roses [vivement qu'on exporte tout cela dans le tiers monde, pour le libérer à son tour!] n'en resteront pas là et que notre pays ne sera pas en reste sur ces grands avancées humanistes et démocratiques.
Il faudra bien sûr que l'on en vienne rapidement à faire un devoir à ladite baby-sitter de dénoncer les enfants [les parents, eux...] à l'autorité publique si elle s'aperçoit que ces derniers ont des comportements, des tendances ou des propos rétrogrades sur cette question [méfiance, à ce sujet ! L'enfant, pris en tant que tel, comme un fruit d'un père et d'une mère (beurk), a virtuellement en lui un ferment de ségrégationnisme menaçant, qu'il faut combattre]. Il est également souhaitable que les pouvoirs publics réfléchissent sérieusement à la rééducation des déviants [qui voient encore une anomalie dans l'homosexualité], peut-être par le travail [dans des usines de préservatifs, par exemple], dans des zones protégées, pour maintenir la société à l'abri de leur contagion, et à la promotion de thérapies adaptées aux récalcitrants volontaires, dans des établissements hospitaliers fermement accueillants.
Il est évident que l'Etat devra contrôler l'enseignement des séminaires, pour qu'y soit donnée une formation plus ouverte, avec des cours de théologie de l'homosexualité, rectifier les textes bibliques et prohiber toute forme de discours ségrégationniste. L'éducation des petits Français, enfin [the last, but not the least] devra être très tôt prise en charge pour les libérer des préjugés et des fanatismes auxquels les soumettent encore l'ignorance, le racisme et le refus de l'autre qui se veut au niveau du vécu dans le quotidien d'aujourd'hui.... Sur ce dernier point, faisons confiance à la gauche, si elle venait à être élue, et peut-être même à la droite, pour engager les projets nécessaires. Rappelons, pour mémoire, que de tels projets sont déjà en cours. Ainsi, l'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément de l'académie de Versailles pour présenter à des classes de lycée son programme de "sensibilisation" à l'homosexualité et sa "révision" des programmes scolaires accusés de favoriser l'homophobie.
Ahhh... Qu'on est bien dans le monde moderne !