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Pour suivre le Christ Roi : les mains pures et le coeur droit

    Le pape Benoît XVI, commentant les textes du dimanche des Rameaux (source: zenit.org), a rappelé que, professant la royauté du Christ, nous reconnaissons Jésus comme roi de la paix et de la justice. Cette profession et cette reconnaissance ne peuvent pas ne pas avoir une incidence dans l'ordre social, qui est le cadre immédiat, premier, où se nouent les rapports de justice et où doivent être établies les conditions d'un bien commun couronné par la paix.

Accepter le Christ comme roi, pour tout chrétien, c'est d'abord être attentif à son autorité. L'écouter. Ecouter sa Parole. "Cela signifie accepter, jour après jour, sa Parole comme le critère valide pour notre vie", pour nos engagements, nos convictions, nos combats. "Cela signifie voir en lui l'autorité à laquelle nous nous soumettons. Nous nous soumettons à Lui parce que son autorité est l'autorité de la vérité". Voulons-nous savoir que faire, et selon quelle mesure ? Inspirons-nous de ce qu'il dit de ce qui est.

Cela suppose un "changement intérieur de l'existence", une conversion du regard et du coeur, pour que "je ne sois plus fermé sur mon moi, en considérant mon auto-réalisation comme la raison principale de ma vie; que je me donne librement à un Autre - pour la vérité, pour l'amour, pour Dieu qui, en Jésus-Christ, me précèse et m'indique le chemin".

"Il s’agit, poursuit le pape, de la décision fondamentale de ne plus considérer l’utilité et le profit, la carrière et le succès comme le but ultime de [sa] vie, mais de reconnaître au contraire comme critères authentiques la vérité et l’amour. Il s’agit du choix entre le vivre seulement pour [soi]-même ou [se] donner pour la chose la plus grande. Et comprenons bien que la vérité et l’amour ne sont pas des valeurs abstraites. En Jésus-Christ, elles sont devenues une personne. En le suivant, [nous entrons] au service de la vérité et de l’amour. En [nous] perdant, [nous nous retrouvons]".

"Chers jeunes, disait encore le pape en commentant le psaume des montées, combien c’est important aujourd’hui de ne pas se laisser simplement porter ici et là par la vie, de ne pas se contenter de ce que tous pensent, disent et font. Scruter autour de soi, à la recherche de Dieu. Ne pas laisser la question de Dieu se dissoudre dans nos âmes. Le désir de ce qui est le plus grand. Le désir de le connaître lui, son visage".

    De cette orientation de fond, de cette conviction, naît une exigence de rectitude qui est la condition essentielle de tout renouveau politique et de l'atmosphère tant de fois dénoncée dans laquelle elle baigne. Commentant le verset des psaumes 
qui invite à avoir "le cœur pur et les mains innocentes", Benoît XVI a apporté ces précisions :

"Des mains innocentes, ce sont des mains qui ne sont pas utilisées pour des actes de violence. Ce sont des mains qui ne sont pas salies par la corruption, par des pots de vins. Un cœur pur. Quand le coeur est-il pur ? Un cœur est pur lorsqu’il ne fait pas semblant, ne se tache pas de mensonge ou d’hypocrisie. Qui demeure transparent avec l’eau vive, parce qu’il n’est pas double. Un cœur est pur lorsqu’il ne s’égare pas dans l’ivresse du plaisir ; un cœur dont l’amour est vrai et pas seulement la passion d’un moment. Des mains innocentes et un cœur pur : si nous marchons avec Jésus, nous montons et nous trouvons les purifications qui nous conduisent vraiment à cette hauteur à laquelle l’homme est destiné : l’amitié avec Dieu lui-même".
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