5 Avril 2007

Je t'adore profondément, divinité cachée, vraiment présente sous ces apparences. À toi mon coeur se soumet tout entier parce que, à te contempler, tout entier il défaille.
La vue, le goût, le toucher ne t'atteignent pas : Mais par l'ouïe toute seule ma foi se rassure. Je crois tout ce qu'a dit le vrai Fils de Dieu ; rien de plus vrai que cette voix de la Vérité elle-même.
Sur la croix se cachait le Dieu seulement, mais ici est caché l'Homme également : je confesse ma foi aux deux tout ensemble, les mots du bon larron, je te les redis.
Je n'ai pu, tel Thomas, contempler tes plaies, je proclame pourtant : « Tu es mon Dieu ! » Fais que de plus en plus en toi je croie, qu'en toi j'espère, que je t'aime.
Ô mémorial de la mort du Seigneur, Pain vivant qui donnes la vie aux hommes, donne à mon âme de vivre de toi, donne-lui de toujours te goûter avec douceur.