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L'enfant doublement condamné à mort

    Le journal Courrier International [Ici] célèbre cet événement : "Irlande : Une première pour le droit à l'avortement". Observons que ces problématiques sont toujours ainsi définies, comme si l'avortement était une sorte de droit naturel, attaché au droit que chaque femme est supposée avoir sur son corps, en l'attente seulement d'être légalement reconnu.

Merveille des merveilles, ce pays, "droitdel'hommitivement" arriéré, s'achemine vers la lumière. Nous apprenons ainsi qu'une femme, qui répond au nom de "Miss D."
, « va pouvoir avorter ».
« Enfin ! » est-on invité implicitement à soupirer, à l'écho de cet événement proposé à l'attention internationale. Rappelons qu'en ce pays, l'avortement est en principe interdit, sauf lorsque la vie de la mère est en danger.

Le 9 mai, en effet,
la Haute Cour de justice de la république
d'Irlande a autorisé cette jeune fille de 17 ans, bien que sa vie ne fût pas en danger, à aller en Grande-Bretagne pour mettre fin à une grossesse de dix-neuf semaines. « Une première dans le pays ».

Pour éviter de parler dans le vide, voici ce qu'est un foetus d'environ 18 semaines [Photo Laissez-les-vivre-SOS futures mères]. Un quelque chose qui ressemble
quand même assez à un petit d'homme. Vous savez, ce qu'on appelle généralement "un enfant". L'hypocrisie ambiante invite généralement à se pencher exclusivement sur la détresse de la mère, dont ce serait le seul problème. Il n'est pas de bon goût de dire que ce petit-être là est partie prenante, qu'il est l'objet direct de l'acte, et qu'il va être cruellement détruit. A le rappeler, c'est vous qui êtes en quelque sorte agresseur d'autrui, fanatique peut-être, et même sans doute. Et bien tant pis ! Pour ceux que la vérité n'effraie pas et qui n'ont pas encore un petit doigt assez gros pour se cacher derrière, le même site indique comment se pratique un avortement [Ici].

    Motif, en l'occurrence, de l'avortement évoqué par Courrier international :
« Le foetus souffre d'une malformation au cerveau et (...) le bébé ne vivrait que quelques jours après sa naissance ».

Ce motif donne amplement à réfléchir.

Alors que l'avortement est souvent invoqué pour éviter à un enfant malformé de devoir traîner une vie de misère, voilà que celui-ci est "justifié" par le fait que l'enfant à naître n'est pas... viable. Puisqu'il n'est pas viable, restons-en là : autant le supprimer. Quand l'avortement invoque des souffrances à venir, il peut se couvrir d'humanité, voire de miséricorde, mais ici ? Qu'est donc ce petit être, en l'état, en attendant sa mort naturelle si prématurément proche ? Rien ? Rien, vraiment ? Rien qui vaille d'être aimé, qui vaille d'être accompagné jusqu'au terme de sa trop courte vie ? On voit bien, par ce genre d'exemple, que la logique qui inspire l'avortement est rigoureusement identique à celle qui inspire l'euthanasie.

L'incapacité chronique d'un grand nombre à distinguer les problèmes oblige, une fois encore, à préciser qu'il ne s'agit pas de porter un jugement sur la mère, sa détresse ou les circonstances de sa décision, mais sur un acte, dont la fin et l'effet sont de porter atteinte à la vie d'un être humain innocent, créé, comme chacun d'entre nous, à l'image et à la ressemblance de Dieu et objet du même amour rédempteur.

Portons ce petit enfant dans notre prière, lui et sa maman.


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