18 Mai 2007
Voici donc connue la composition du nouveau gouvernement. 15 ministres, dont 7 femmes, convient-il de souligner au nom du dogme de la parité.
- François Fillon, premier ministre
- Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Environnement, du Développement durable, de l'Energie et des Transports
- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères
- Rachida Dati, ministre de
- Hervé Morin, ministre de
- Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur et de l'Outre Mer
- Brice Hortefeux ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement.
- Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie et des Finances
- Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de
- Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
- Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche
- Christine Albanel, ministre de
- Xavier Bertrand, ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité
- Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de
- Christine Boutin, ministre du Logement et de
- Roselyne Bachelot, ministre de
Du nouveau, de l’ancien. Cherchez l’erreur… A moins qu’elle ne relève du “développement durable”, de “l’identité nationale”, de la “ville” ou de la “santé”,
Autre fausse note : la présence de la très contestable Roselyne Bachelot. On se rappellera qu’elle ne doit sa première notoriété qu’à son soutien bruyant au PACS en 1998. Elle est ouvertement favorable à la légalisation des unions homosexuelles et à l’adoption par ces couples, ce qui l’a portée à demander publiquement l’exclusion de l’UMP de M. Christian VANNESTE, dont on se souvient qu’il a pris de courageuses positions contre ces projets. On se souvient aussi que Mme Bachelot a apporté sa voix, comme député, à toutes les dispositions de la loi dite “loi Aubry” sur l’avortement le 30 mai 2001. On se souvient peut-être encore de la sottise de ses appréciations portées sur l’Eglise, qu’elle accusait d’être un « laminoir » et d’avoir pour stratégie d’écraser les consciences sous son pouvoir, notamment par son idéologie supposée en matière sexuelle [voir Ici son entretien avec la revue Le Point]. Nous ignorons, pour l’heure, quelles sont les positions de Mme Bachelot, désormais ministre de la santé, sur l’euthanasie.
On notera en revanche avec plus de sympathie, quoi qu'on l'eût préférée à la tête d'un ministère sur la famille, la présence de Mme Boutin.