Les médias bruissent actuellement d'une information encore non-confirmée, mais apparemment tenue pour sérieusement fondée par la presse britannique : Tony Blair va se convertir au catholicisme.
On ne peut que s'en réjouir. Il semble, en effet, que cette conversion soit le fruit d'un lent cheminement et d'une sérieuse préparation, ce qui confère à ce choix - fait par une personne illustre et douée de talent et d'une incontestable intelligence (que l'on apprécie ou pas toutes ses décisions) - un caractère toujours assez flatteur.
On se permettra cependant deux observations.
D'une part, il eut été plus spectaculaire encore qu'il se convertisse durant son mandat de premier ministre. Jusqu'à aujourd'hui, tous les premiers ministres britanniques ont toujours été anglicans et une telle conversion - elle aurait certes été politiquement difficile - aurait pu être un éclatant facteur d'unité oecuménique.
D'autre part, on aurait souhaité que cette conversion intervienne plus tôt et qu'il ait ainsi, par exemple, l'occasion d'écouter avec plus d'attention les mises en garde de Jean-Paul II avant de se lancer dans la guerre en Irak, au lieu d'être fasciné par les gouroux (pas très catholiques !) du Président américain. Peut-être adoptera-t-il désormais des analyses plus éclairées sur cette partie du monde, lui qui va désormais présider aux destinées du groupe des 4 pour le proche-orient.
En tout cas, si cette conversion survient, nous vous souhaitons la bienvenue dans la communauté catholique, Monsieur Blair !