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L'Europe, la croix du Christ et l'apostasie collective

Des articles parus sur ce blogue au sujet du traité européen et des conditions fort particulières de ses modalités d'approbation nous ont valu quelques critiques.

Il nous était suggéré, en particulier, qu'il serait difficile d'être catholique et de se montrer ainsi critique.

Or voilà qu'au-delà des débats d'idées, la réalité vient offrir sa leçon de chose.

Ce mardi 3 novembre, voici que le journal Le Monde nous apprend que la Cour européenne des droits de l'homme, considérée comme un fleuron de notre Europe, vient de condamner l'Italie. Motif : la présence de crucifix dans des salles de classe d'école. Cette présence a été jugée contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. La condamnation a été prononcée sur le fondement d'une violation de l'article 2 du protocole 1 (droit à l'instruction) et de  l'article 9 de la convention (liberté de pensée, de conscience et de religion).

Ajoutons que la chère maman, dont les enfants ont été meurtris par la présence de crucifix dans leur salle de classe, et qui a mis en mouvement la procédure qui a donné lieu à cette condamnation, a été elle-même indemnisée : 5.000 euros pour dommage moral. C'était le moins qu'on pût prononcer.

Le fait que ce soit l'Italie, en particulier, et que ce soit la présence  de crucifix est hautement significatif - ce crucifix étant le signe de notre foi. Voici que l'Etat, tout Etat, est sommé par l'Instance européenne de contribuer à l'effacement de la spécificité catholique.

Nous sommes dans une logique cohérente, après le refus de reconnaître les origines chrétiennes de l'Europe qui ne pouvait procéder que d'une volonté résolument antichrétienne, tant l'évidence contraire est forte pour tout homme de bonne foi. On se rappelle aussi l'affirmation "éclairée" de M. Chirac affirmant que l'Europe devait autant à l'islam qu'au christianisme.

Deux leçons de cette lamentable farce.

1) Comme le Saint-Père l'a lui-même récemment souligné, cette Europe est une Europe d'apostasie, quels que soient les fantasmes dont on peut se plaire à l'imaginer ou à la rêver.

2) Libre à quiconque de penser que les intérêts économiques ou politiques offerts en justifient pourtant l'existence. Que l'on nous laisse cependant, comme chrétiens, la liberté de la juger pour ce qu'elle est, au regard de notre foi, et telle qu'elle se manifeste.

« Cette Europe du troisième millénaire ne nous laisse que les citrouilles » d'Halloween et « nous enlève les symboles les plus chers » a commenté le cardinal  Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat.

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A
<br /> <br /> l'individualisme contemporain où l'homme est son propre et seul centre, aboutit à une désocialisation personnelle et des structures sociales où les rapports humains se dégradent. Les valeurs de<br /> la Foi étant exilées au nom d'un objectif "incertain", l'aboutissement en est la désespérance sociale. La société, malgré les diverses difficultés, ne doit pas baisser les bras, chaque<br /> citoyen, selon moi, doit retrousser ses manches, communautairement, et mettre sur pied des projets viables qui rencontrent les véritables exigences, au quotidien. Mais l'individu tout seul ne<br /> peut y parvenir, car étant une personne, il est relationnel et ne peut s'en sortir qu'en ETAT de solidarité où tous interagissent pour le bien commun. Je pense que Foi et projet de société,<br /> pour le bien communcommunautaire, ne sont pas en opposition. Il me semble important de souligner que si les relations professionnelles s'amélioraient, si les personnes allaient travailler avec<br /> confiance et fraternité, (certes en respectant leurs devoirs tout en bénéficiant de leurs droits), la sécurité sociale, aurait un trou moins important car il y aurait moins de personnes dans<br /> l'obligation de prendre des médicaments pour tenir le coup face aux multliples pressions ! Humaniser la vie professionnelle ne pourrait que être bénéfique à tout le pays !  Je<br /> crois qu'il faille prendre à la racine, le mal qui mine l'humain: aborder l'individualisme en l'éduquant à la fraternisation, qui elle conduit à la solidarité, et ensemble font adevenir la<br /> liberté. Il va de soi que l'économie qui met l'homme au milieu de ses préoccupations  et non l'argent comme centre contribuerait à réaliser un monde plus humain duquel tous ont besoin. Sous<br /> l'égide d'une étrange liberté actuelle où les Droits de l'Homme sont piétinés, où le respect semble devenu un ancien vestige historique,  une confusion s'est instaurée et elle bloque les<br /> énergies au lieu de les déployer. Pour le chrétien, la force communautaire, les Sacrements de l'Eglise, la dimension fraternelle, font de lui une personne debout et de communication. Là où il y a<br /> communication, il y a relation, là nait le désir de projet, là se développe la capacité de réalisation: car l'amour, l'accueil de l'autre, l'écoute de l'autre, font naitre la confiance en soi et<br /> dans le bien, restaurent l'espérance et l'espérance alimentée par la Foi EST ACTE DE FOI ENVERS LA VIE, LE PROCHAIN, LE PAYS, LE MONDE.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> la Foi chrétienne relève de la confiance en la promesse de Dieu faite à Israêl qu'un Messie lui serait donné. Le Messie Est venu : Jésus de Nazareth, et face à l'outrage d'une mort infâme<br /> sur la Croix Il n'a pas renié Son amour pour l'homme ! Aussi la Croix si contéstée partout, n'est pas le symbol masochiste qui en est fait, mais elle est le moyen de Salut non à cause de<br /> l'instrument de torture qu'elle représente mais à cause que Celui qui y a accepté de s'y étendre, n'a pas fui devant la mort , par amour de l'homme, afin de lui ouvrir un chemin de vie dans<br /> sa vie blessée. Pour le chrétien, la Croix est symbol de l'amour de Dieu qui ne s'est pas renié, et n'a pas trahi l'homme.<br /> Diverses doctrines contemporaines où l'extraordinaire fait sensation, abiment l'homme, sont en réalité un phénomène de compensation relevant de la religiosité naturelle et non d'une construction<br /> de l'être dans son pâle quotidien par une spirituallité rencontrant toutes les composantes de l'être et l'épanouir !<br /> En réalité, les détracteurs de la Croix ne supportent pas l'image qu'elle leur renvoie d'eux-mêmes ! Pour la comprendre il faut savoir s'y regarder soi-même blessé, et alors l'on peut y découvrir<br /> que, en réalité, Jésus de Nazareth vient rencontrer l'homme non pour l'enfoncer mais pour le sauver car l'homme ne peut s'en donner les moyens tout seul.<br /> Même si la Croix venait à être interdite partour, le chrétien la porte dans son coeur, non comme un boulet, mais comme passage de la mort vers la vie. La Croix ne peut pas être dissociée de la<br /> Résurrection, car la Résurrection est le désir de tout homme et ce désir de vie pour toujours est rencontré et réalisé par Dieu.<br /> <br /> <br /> <br />
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