3 Février 2010
Chant d’action de grâces
après le passage de la Mer Rouge et la destruction de l’armée de Pharaon
Exode15, 1-18
1.Alors Moïse et les Israélites chantèrent pour le Seigneur [1] le chant que voici : « Je chante pour le Seigneur car il s'est couvert de gloire, il a jeté à la mer cheval et cavalier.
2.Le Seigneur est ma force et mon chant, à lui je dois mon salut. Il est mon Dieu, je le célèbre, le Dieu de mon père et je l'exalte.
3.Le Seigneur est un guerrier, son nom est Seigneur.
4.Les chars de Pharaon et son armée, il les a jetés à la mer, l'élite de ses officiers, la mer des Roseaux l'a engloutie.
5.Les abîmes les recouvrent, ils ont coulé au fond du gouffre comme une pierre.
6.Ta droite, Seigneur, s'illustre par sa force, ta droite, Seigneur, taille en pièces l'ennemi.
7.Par l'excès de ta majesté, tu renverses tes adversaires, tu déchaînes ta colère, elle les dévore comme du chaume.
8.Au souffle de tes narines, les eaux s'amoncelèrent, les flots se dressèrent comme une digue, les abîmes se figèrent au cœur de la mer.
9.L'ennemi s'était dit : «Je poursuivrai, j'atteindrai, je partagerai le butin, mon âme s'en gorgera, je dégainerai mon épée, ma main les supprimera. »
10.Tu soufflas de ton haleine, la mer les recouvrit, ils s'enfoncèrent comme du plomb dans les eaux formidables.
11.Qui est comme toi parmi les dieux, Seigneur ?Qui est comme toi illustre en sainteté, redoutable en exploits, artisan de merveilles ?
12.Tu étendis ta droite, la terre les engloutit.
13.Ta grâce a conduit ce peuple que tu as racheté, ta force l'a guidé vers ta sainte demeure.
14.Les peuples ont entendu, ils frémissent, des douleurs poignent les habitants de Philistie.
15.Alors sont bouleversés les chefs d'Édom, les princes de Moab, la terreur s'en empare, ils titubent, tous ceux qui habitent Canaan.
16.Sur eux s'abattent terreur et crainte, la puissance de ton bras les laisse pétrifiés, tant que passe ton peuple, Seigneur, tant que passe ce peuple que tu t'es acheté.
17.Tu les amèneras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, lieu dont tu fis, Seigneur, ta résidence, sanctuaire, Seigneur, qu'ont préparé tes mains.
18.Le Seigneur régnera pour toujours et à jamais. »
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(1) NOTE Hermas.info : Nous traduisons ici Yahvé par "Seigneur", selon les recommandations répétées de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, bien qu'elles ne s'appliquent, en principe, qu'au cadre liturgique :
- « (...) en se conformant à une tradition immémoriale, évidente déjà dans la Septante, le nom de Dieu tout-puissant, exprimé en hébreu dans le tétragramme, et traduit en latin par le mot “Dominus”, doit être rendu dans chaque langue vernaculaire par un mot de la même signification. » (De l'usage des langues vernaculaires dans l'édition des livres de la liturgie romaine, 28 mars 2001).
- « La pratique d’éviter de prononcer le tétragramme du nom de Dieu dans l’Église a donc ses fondements. Elle est motivée non seulement par un argument d’ordre purement philologique, mais aussi par une volonté de demeurer fidèle à la tradition ecclésiale qui, depuis les origines, veut que le tétragramme sacré ne soit jamais prononcé en contexte chrétien ni traduit dans aucune des langues de traduction de la Bible (...) Dans les célébrations liturgiques, dans les chants et les prières, le nom de Dieu ne doit être ni employé ni prononcé sous la forme du tétragramme YHWH.» (Lettre aux Conférences épiscopales concernant le "nom de Dieu", 29 juin 2008).