Financer les soins palliatifs au lieu de tuer les malades : un choix de société
16 Mars 2007
Rédigé par La rédaction et publié depuis
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Les soins palliatifs manquent de moyens, en particulier dans les zones rurales, souligne une synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).
Le journal Libération publie également un article sur les soins palliatifs, en montrant que les soins palliatifs, notamment dans les campagnes, souffrent d'un manque de moyens.
Ainsi en Dordogne, pour plus de 380 000 habitants, on compte une seule équipe mobile composée d'un médecin à mi-temps, d'un poste de psychologue et d'une infirmière. En France, il est pourtant prévu plusieurs échelons : des « unités » de soins palliatifs très spécialisées pour « les cas les plus difficiles », relayées localement par des « équipes mobiles », elles-mêmes relayées par des médecins et infirmiers libéraux constitués en « réseaux ». L'Aquitaine compte un seul réseau de soins palliatifs et ne dispose que de 38 lits répartis dans les trois « unités spécialisées ». « Cinq fois moins que la demande », précise le quotidien. Benoît Burucoa, chef du service des soins palliatifs à Bordeaux, dénonce ce « manque considérable ».
Si la loi du 9 juin 1999 prévoit « le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement », « de nombreuses zones rurales restent encore très isolées, où les décisions concernant les étapes délicates avant la mort, se prennent dans une grande solitude ». Le manque de moyens financiers et le manque de formation des médecins en sont les principaux responsables.
On ne peut donc que regretter, ici encore qu'une loi aussi importante que celle sur les soins palliatifs ne soit pas financée par le Parlement qui l'a votée. Surtout, avant de légaliser l'euthanasie, on doit appliquer la loi sur les soins palliatifs, qui, elle, respecte la vie et n'autorise pas le meurtre. Mais il est vrai que cela coûte certainement plus cher et est certainement plus contraignant que de se débarrasser d'un vieux malade : le respect de la dignité de chacun est cependant à ce prix, sur lequel on ne peut transiger si l'on prétend appartenir à une société civilisée... Mais il est vrai qu'il y a tellement d'autres choses plus importantes, tant de palais des congrès à construire dans les sous-préfectures ou de clientèlisme à subventionner !