De la directrice qui défend les sans-papiers manu militari et de son indignation à se voir appliquer la loi
28 Mars 2007
Rédigé par La rédaction et publié depuis
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On ne peut s'empêcher d'être irrité par les membres du personnel de l'Education nationale qui s'opposent physiquement ou verbalement à l'intervention des forces de l'ordre concernant des personnes sans papier.
Il est douteux que leur qualité professionnelle les autorise à faire passer leurs convictions politiques avant leur devoir de réserve, et l'on aimerait qu'ils mettent autant d'ardeur à lutter contre l'échec scolaire et l'analphabétisme qui progressent en France. En outre, il est paradoxal et choquant de voir ces enseignants, si prompts à réclamer le respect dû l'autorité, lorsqu'ils ont à faire face aux violences d'élèves en rébellion, défier eux-mêmes violemment la police dans l'exercice de sa mission républicaine.
Une fois de plus, c'est soumettre les autres à ce que l'on est incapable de s'imposer. Un bien bel exemple.
Sur le fond du problème, si les personnes sans-papiers doivent évidemment être traitées avec humanité, il n'en reste pas moins que leur expulsion est légitime (1) : si l'on admet ne pas pouvoir accueillir toute la misère du monde en France, on ne peut s'imposer d'y conserver des personnes en situation illégale, sauf à accréditer leur démarche et à donner raison à celui qui impose illégalement sa présence. La prime à l'illégalité ne peut qu'encourager d'autres à faire de même. Dès lors, à n'en pas douter, c'est plus encore de personnes qui connaîtront l'inhumanité d'une vie sans papiers dont les conditions ne pourront que se dégrader face à l'impossibilité pour la société de les intégrer. _______________ (1) On s'excuse de devoir rappeler que "légitime" signifie "conforme à la loi", et que la loi, en l'occurrence, est bien conforme à l'intérêt général.