20 Avril 2007

"François Bayrou défend l'inscription dans la loi de dispositions concernant les familles homoparentales, dans l'intérêt des enfants. Il s'agit de prendre en compte les situations réelles des Françaises et des Français."
« Une union civile, conclue à la mairie, ouverte aux homosexuels, comportant des droits équivalents à ceux ouverts par le mariage, j'y suis fermement favorable. Le mariage, pour moi, c'est un homme et une femme. Je plaide pour le respect réciproque. Réciproque, cela signifie que les familles traditionnelles méritent aussi d'être entendues et défendues. L'adoption par des couples homosexuels, on en parle trop souvent en faisant fi des réalités. Aujourd'hui, en France, quelque 300.000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. Que se passe-t-il pour ces enfants si l'homme ou la femme qui en est responsable - l'adoptant - vient à disparaître ? Il faut créer un lien de reconnaissance de la compagne ou du compagnon qui partage la vie de l'enfant, participe à l'élever.
"Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, les familles assurent une mission d'intérêt national qui n'est plus valorisée à la hauteur de leur contribution à la stabilité de la société. Redonner aux familles la place qui leur est due s'impose comme une des grandes priorités politiques pour les années à venir.
Après quarante ans d'expériences pédagogiques excentriques, il est urgent de recentrer l'école sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion de l'effort, de la discipline et du patriotisme, et rayonnement de la culture nationale. Si les Français retrouvent la fierté d'eux-mêmes, de leur patrimoine, de leur culture, alors ils créeront, ils entreprendront. C'est la fierté qui fait gagner toutes les batailles, y compris les batailles économiques."
"Mettre en oeuvre une grande politique familiale
Lancer une grande politique familiale en créant un ministère de la Famille. La politique familiale ne doit plus être perçue comme une branche de la politique sociale.
Réserver les allocations familiales aux familles de nationalité française au service d'une grande politique démographique nationale.
Permettre aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle en mettant en place des modes de garde adaptés aux contraintes quotidiennes qu'ils subissent.
Lancer un grand plan national de développement des crèches d'entreprise.
Aider et rendre responsables les familles dans l'exercice de l'autorité parentale
Soumettre le versement des allocations familiales au respect par les parents de leurs devoirs vis-à-vis de la société en suspendant (voire en supprimant dans les cas les plus graves) les allocations familiales pour les parents coupables de manquements graves dans l'éducation de leur(s) enfant(s).
Soumettre le versement du Revenu parental d'éducation (RPE) au respect par les parents de leur mission éducative en suspendant (voire en supprimant dans les cas les plus graves) le RPE pour les parents coupables de manquements graves et répétés dans l'éducation de leur(s) enfant(s).
Créer des pensions éducatives pour suppléer les familles dépassées.
Instaurer le Revenu parental d'éducation (RPE)
Instaurer un Revenu parental d'éducation de 1000 € nets mensuels à partir du troisième enfant pour les Français qui se consacrent à l'éducation de leurs enfants. Cette mesure, qui est appliquée en Allemagne, augmentera le pouvoir d'achat de ceux qui ont fait ce choix et permettra à ceux qui le souhaitent de pouvoir le faire.
Ouvrir le Revenu parental d'éducation (REP) à la retraite.
Supprimer les droits de succession en ligne directe. Les Français pourront transmettre intégralement le fruit de leur travail à leurs enfants.
Faire de l'accession des familles à la propriété une priorité nationale.
Créer un prêt familial à taux zéro pour l'accession à la propriété d'un logement social (intérêts pris en charge par l'État). Multiplier les prêts à taux zéro.
Etendre le prêt locatif social, comme en Vendée (75% de propriétaires), c'est-à-dire favoriser le placement d'une partie du loyer pour constituer un apport personnel. En transformant les loyers qu'elles paient en un placement financier, la Vendée permet ainsi aux familles les plus modestes de devenir en douceur propriétaires de leur logement.
Permettre aux familles d'avoir le troisième enfant.
Favoriser le troisième enfant souhaité par de nombreux couples, en instituant un quotient familial pour les retraites et en instaurant le Revenu parental d'éducation.
Reconnaître l'apport des familles à la société (les enfants d'aujourd'hui sont les cotisants de demain) en instaurant un quotient familial pour les retraites. A partir du troisième enfant, chaque enfant donnera droit à une demi-cotisation supplémentaire.
S'opposer au mariage homosexuel
Défendre le statut du mariage en inscrivant le mariage dans la Constitution comme étant l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille.
Refuser le mariage homosexuel et l'adoption des enfants par des couples du même sexe.
Soutenir l'institution du mariage par une politique d'incitation fiscale et remettre en cause l'alignement (concédé aux lobbies homosexuels en 2004 par le ministre des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy) du régime fiscal des pacsés sur les couples mariés."
Actuellement, le manque de places se traduit par le fait que 1 750 000 personnes, dont 97% de femmes, ont dû se résoudre à un arrêt de travail ou à une activité professionnelle à temps partiel. Pour beaucoup, la question n'est plus de concilier vie professionnelle et vie familiale, mais de faire face aux carences de la société Je propose de mettre en place un Service public de l'enfance pour l'accueil pédagogique des enfants. Crèches collectives, haltes garderie, assistantes maternelles regroupées dans un seul et même service public afin de permettre aux parents de choisir leur mode de garde.
Pour la petite enfance, je propose la création d'un million de places d'accueil collectifs en quinze ans. Coût estimé : 12 milliards d'euros, répartis entre l'Etat, les collectivités locales, la CAF, les entreprises et les familles payantes. Cela se traduirait par la création de 150 000 emplois.
Je suis également pour l'attribution d'une allocation relevée dès le premier enfant et jusqu'au dernier.
Pour que celles et ceux qui font le choix de prendre le congé maternité/paternité, actuellement de trois ans, je suis favorable à ce que ce congé soit partagé entre le père et la mère et qu'il soit mieux rémunéré.
Je propose également des mesures pour que les parents qui se retirent de l'activité professionnelle durant cette période, ainsi que celles et ceux qui connaissent une activité professionnelle à temps partiel, ne soient pas pénalisés et retrouvent leur poste de travail. Qu'elles et ils bénéficient d'une formation, d'un déroulement de carrière non amputé, d'une évolution de salaire normale, d'une retraite à taux plein.
Je suis pour m'attaquer à toutes les formes de discrimination, pour le droit au mariage et à la parentalité pour l'ensemble des couples, sans distinction de sexe, d'identité de genre ou d'orientation sexuelle.
Je me prononce contre le projet de directive européenne sur le temps de travail et propose de mettre en chantier une nouvelle loi généralisant les 35 heures, dans la perspective d'aller vers les 32 heures, sans perte de salaire ni aggravation de la flexibilité ou des conditions de travail.
Enfin, je propose de développer de grandes campagnes d'information pour avancer plus encore sur le partage des tâches au sein la famille, afin que les femmes ne soient pas seules à assumer la vie familiale et l'éducation des enfants.
* Jean-Marie Le Pen (source site internet de campagne) :
"- Création d'un revenu parental destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l'exercice d'une activité professionnelle et l'éducation de leurs enfants. Description du dispositif : versement du SMIC pendant 3 ans pour le 1er enfant, renouvellement d?une durée de 3 ans pour le 2e enfant et d'une durée de 10 ans pour le 3e enfant.