Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les candidats et la famille : morceaux choisis


    Autre sujet déterminant, la famille. Voici quelques propos des candidats trouvés au hasard de leurs déclarations, pour ceux qui se sont exprimés.

* Nicolas Sarkozy (source site internet de campagne) :

"On a pris l'habitude de dire que l'autorité, le respect, le mérite n'étaient pas des valeurs importantes. Je considère que ce sont des valeurs fondamentales sans lesquelles il n'y a pas de société possible. Nous devons tout faire pour que les familles, l'école, la société dans son ensemble soient de nouveau des lieux de transmission de ces repères. Si je suis élu, je soutiendrai fortement toutes les familles, sans a priori, car elles sont le premier lieu d'éducation et de solidarité. J'aiderai celles qui ont des difficultés à assumer leur mission éducative et responsabiliserai celles qui y renoncent par la mise sous tutelle des allocations familiales. Je ne crois pas qu'il soit du rôle de la loi d'affirmer qu'une famille, cela peut être un père et une mère, mais aussi deux mères ou deux pères. Je veux, en revanche, reconnaître la sincérité de l'amour homosexuel, en créant une union civile donnant les mêmes droits aux couples de même sexe qu'aux couples mariés, à l'exception de la filiation et de l'adoption, ainsi qu'un statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et homoparentales. J'aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j'allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. La garde des enfants ne sera plus un obstacle au travail des femmes. J'allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à ceux qui se consacrent à l'éducation de leurs enfants ou qui s'occupent d'une personne handicapée. Je supprimerai les droits de donation et de succession pour que les familles, à l'exception des plus riches, puissent transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants."

"Pour faciliter l'adoption des enfants à l'étranger, il faut structurer davantage nos liens de coopération avec les pays d'origine, à l'image de ce que font les autres pays. Nous devons aussi améliorer les règles des adoptions « intérieures », c'est-à-dire d'enfants nés en France et devenus pupilles de l'Etat. La France est devenue plus exigeante que d'autres pays avant de considérer qu'un enfant a été réellement abandonné par ses parents et est adoptable. Des solutions existent pour améliorer les choses. Je suis avec attention les travaux du Conseil Supérieur de l'adoption sur ce sujet. Ma conviction est que toute réforme doit être mûrement réfléchie et se faire dans l'intérêt de l'enfant."

"Je veux que le mariage protège la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette raison, je n'ouvrirai pas le mariage, ni l'adoption aux couples de même sexe."

"Je suis le ministre des Finances qui a garanti par le PACS l'égalité fiscale entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels. L'amour homosexuel est aussi sincère que l'amour hétérosexuel et il n'y en a pas un qui est plus important que l'autre, naturellement. Mais la famille, c'est fait pour protéger et pour élever des enfants et si je suis élu président de la République, je veux que les choses soient très claires de ce côté-là, c'est cette idée de la famille que je défendrais en reconnaissant aux homosexuels de notre pays, les mêmes droits fiscaux, sociaux et patrimoniaux. J'ai proposé un contrat d'union civile, avec une cérémonie monsieur en mairie, ce qui est quand même autre chose que le PACS au greffe sinistre du Tribunal d'Instance, puisque comme vous le savez, peut-être êtes-vous pacsé, le PACS est un papier qu'on signe pas du tout en mairie, au greffe du Tribunal d'Instance."

Je veux que le mariage protège la filiation et le cadre naturel de la famille. Pour cette raison, je n'ouvrirai pas le mariage, ni l'adoption aux couples de même sexe."

* François Bayrou (source site internet de campagne) :

"Je suis un défenseur actif de la famille ; je défends et j'aime les familles nombreuses. Quand on a six enfants, on sait de quoi on parle. La famille, c'est une communauté magnifique, vers laquelle tout le monde se tourne. Et les jeunes, peut-être plus encore que les générations précédentes.
 
Pour moi, un mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme. Je défends cette vision que certains disent traditionnelle, mais que je trouve être une vision d'avenir. L'altérité sexuelle est source de vie et d'équilibre. Je prends en compte la vie des gens comme elle est. Ce n'est en rien porter atteinte aux familles que regarder la situation de ceux qui ont une expérience différente. On ne choisit pas d'être homosexuel. Lorsque des couples homosexuels, y compris pacsés, disent leur angoisse de ne pouvoir rien transmettre au survivant en cas de décès, je pense qu'il faut les entendre.
 
La liberté de choix des parents doit être réellement respectée, et singulièrement celle des femmes, devant le travail et l'accueil des enfants. On devrait songer à accorder à l'éducation dans la famille l'aide allouée à la garde à domicile. Un sujet est pour moi prioritaire : parce qu'une femme enceinte est parfois mal perçue dans l'entreprise, il faut une politique d?aide et de soutien à l'entreprise lui permettant d'accueillir la grossesse comme une bonne nouvelle, avec notamment des aides au remplacement et à la formation."

"François Bayrou défend l'inscription dans la loi de dispositions concernant les familles homoparentales, dans l'intérêt des enfants. Il s'agit de prendre en compte les situations réelles des Françaises et des Français."


« Une union civile, conclue à la mairie, ouverte aux homosexuels, comportant des droits équivalents à ceux ouverts par le mariage, j'y suis fermement favorable. Le mariage, pour moi, c'est un homme et une femme. Je plaide pour le respect réciproque. Réciproque, cela signifie que les familles traditionnelles méritent aussi d'être entendues et défendues. L'adoption par des couples homosexuels, on en parle trop souvent en faisant fi des réalités. Aujourd'hui, en France, quelque 300.000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. Que se passe-t-il pour ces enfants si l'homme ou la femme qui en est responsable - l'adoptant - vient à disparaître ? Il faut créer un lien de reconnaissance de la compagne ou du compagnon qui partage la vie de l'enfant, participe à l'élever. 


Je ne suis pas favorable à une adoption plénière par deux personnes du même sexe, car l'adoption, c'est la filiation, et ce serait donc accepter qu'un enfant ait deux pères, ou deux mères, ce qui pose un problème.
En revanche, l'adoption simple, qui est aujourd'hui ouverte à un célibataire, devrait l'être aussi à chacune des personnes homosexuelles vivant en couples. Sans entraîner un lien de filiation, elle crée un lien d'éducation, de succession. L'adoption simple permet donc d?apporter une solution concrète, non une réponse idéologique. 

Les préventions vis-à-vis de l'homosexualité et des droits des homosexuels, qui subsistent dans notre société, sont une tare qui doit être combattue sans relâche.
 
Je refuse que l'orientation sexuelle d'une personne célibataire candidate à l'adoption soit alléguée pour lui refuser l'agrément. Lorsque j'étais en charge de telles décisions, président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, j'ai veillé à ce qu'il n'en soit jamais tenu compte.
 
La diversité des situations des familles devra mener, dans l'intérêt des enfants, à une réforme de l'autorité parentale : permettre, avec l'accord des parents biologiques, un partage de l'autorité parentale avec un tiers, dans des conditions plus larges que celles actuellement prévues par la loi.  »


* Phillipe de Villiers (extrait du résumé de programme, source site internet) :

"Premier cadre d'éducation, de protection et d'entraide, les familles assurent une mission d'intérêt national qui n'est plus valorisée à la hauteur de leur contribution à la stabilité de la société. Redonner aux familles la place qui leur est due s'impose comme une des grandes priorités politiques pour les années à venir.
Après quarante ans d'expériences pédagogiques excentriques, il est urgent de recentrer l'école sur ses missions premières : transmission des savoirs, promotion de l'effort, de la discipline et du patriotisme, et rayonnement de la culture nationale. Si les Français retrouvent la fierté d'eux-mêmes, de leur patrimoine, de leur culture, alors ils créeront, ils entreprendront. C'est la fierté qui fait gagner toutes les batailles, y compris les batailles économiques."



"Mettre en oeuvre une grande politique familiale
Lancer une grande politique familiale en créant un ministère de la Famille. La politique familiale ne doit plus être perçue comme une branche de la politique sociale.


Réserver les allocations familiales aux familles de nationalité française au service d'une grande politique démographique nationale.


Permettre aux parents de concilier vie familiale et vie professionnelle en mettant en place des modes de garde adaptés aux contraintes quotidiennes qu'ils subissent.

Lancer un grand plan national de développement des crèches d'entreprise.


Aider et rendre responsables les familles dans l'exercice de l'autorité parentale

Soumettre le versement des allocations familiales au respect par les parents de leurs devoirs vis-à-vis de la société en suspendant (voire en supprimant dans les cas les plus graves) les allocations familiales pour les parents coupables de manquements graves dans l'éducation de leur(s) enfant(s).


Soumettre le versement du Revenu parental d'éducation (RPE) au respect par les parents de leur mission éducative en suspendant (voire en supprimant dans les cas les plus graves) le RPE pour les parents coupables de manquements graves et répétés dans l'éducation de leur(s) enfant(s).


Créer des pensions éducatives pour suppléer les familles dépassées. 


Instaurer le Revenu parental d'éducation (RPE)


Instaurer un Revenu parental d'éducation de 1000 € nets mensuels à partir du troisième enfant pour les Français qui se consacrent à l'éducation de leurs enfants. Cette mesure, qui est appliquée en Allemagne, augmentera le pouvoir d'achat de ceux qui ont fait ce choix et permettra à ceux qui le souhaitent de pouvoir le faire.


Ouvrir le Revenu parental d'éducation (REP) à la retraite.


Supprimer les droits de succession en ligne directe. Les Français pourront transmettre intégralement le fruit de leur travail à leurs enfants.


Faire de l'accession des familles à la propriété une priorité nationale.

Créer un prêt familial à taux zéro pour l'accession à la propriété d'un logement social (intérêts pris en charge par l'État). Multiplier les prêts à taux zéro.

Etendre le prêt locatif social, comme en Vendée (75% de propriétaires), c'est-à-dire favoriser le placement d'une partie du loyer pour constituer un apport personnel. En transformant les loyers qu'elles paient en un placement financier, la Vendée permet ainsi aux familles les plus modestes de devenir en douceur propriétaires de leur logement. 


Permettre aux familles d'avoir le troisième enfant.

Favoriser le troisième enfant souhaité par de nombreux couples, en instituant un quotient familial pour les retraites et en instaurant le Revenu parental d'éducation.

Reconnaître l'apport des familles à la société (les enfants d'aujourd'hui sont les cotisants de demain) en instaurant un quotient familial pour les retraites. A partir du troisième enfant, chaque enfant donnera droit à une demi-cotisation supplémentaire.


S'opposer au mariage homosexuel
Défendre le statut du mariage en inscrivant le mariage dans la Constitution comme étant l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille.

Refuser le mariage homosexuel et l'adoption des enfants par des couples du même sexe.

Soutenir l'institution du mariage par une politique d'incitation fiscale et remettre en cause l'alignement (concédé aux lobbies homosexuels en 2004 par le ministre des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy) du régime fiscal des pacsés sur les couples mariés."



* Marie-George Buffet (source site internet) :

"
Au travers de ces questions se trouvent posées celles du droit à l'égalité hommes/femmes et du partage des tâches au sein de la famille. Le maintien des femmes dans leur activité professionnelle et la possibilité de concilier vie professionnelle et vie familiale sont particulièrement conditionnés au rôle que joue la société en matière d'accueil des enfants. En effet, le manque de places d'accueil de la petite enfance constitue un véritable obstacle pour leur maintien dans leur activité professionnelle. Répondre non seulement à la qualité de l'accueil des enfants et à la possibilité pour les mères qui le souhaitent de poursuivre leur carrière professionnelle est pour moi un véritable défi.

Actuellement, le manque de places se traduit par le fait que 1 750 000 personnes, dont 97% de femmes, ont dû se résoudre à un arrêt de travail ou à une activité professionnelle à temps partiel. Pour beaucoup, la question n'est plus de concilier vie professionnelle et vie familiale, mais de faire face aux carences de la société Je propose de mettre en place un Service public de l'enfance pour l'accueil pédagogique des enfants. Crèches collectives, haltes garderie, assistantes maternelles regroupées dans un seul et même service public afin de permettre aux parents de choisir leur mode de garde.


Pour la petite enfance, je propose la création d'un million de places d'accueil collectifs en quinze ans. Coût estimé : 12 milliards d'euros, répartis entre l'Etat, les collectivités locales, la CAF, les entreprises et les familles payantes. Cela se traduirait par la création de 150 000 emplois.


Je suis également pour l'attribution d'une allocation relevée dès le premier enfant et jusqu'au dernier.


Pour que celles et ceux qui font le choix de prendre le congé maternité/paternité, actuellement de trois ans, je suis favorable à ce que ce congé soit partagé entre le père et la mère et qu'il soit mieux rémunéré.


Je propose également des mesures pour que les parents qui se retirent de l'activité professionnelle durant cette période, ainsi que celles et ceux qui connaissent une activité professionnelle à temps partiel, ne soient pas pénalisés et retrouvent leur poste de travail. Qu'elles et ils bénéficient d'une formation, d'un déroulement de carrière non amputé, d'une évolution de salaire normale, d'une retraite à taux plein.


Je suis pour m'attaquer à toutes les formes de discrimination, pour le droit au mariage et à la parentalité pour l'ensemble des couples, sans distinction de sexe, d'identité de genre ou d'orientation sexuelle.


Je me prononce contre le projet de directive européenne sur le temps de travail et propose de mettre en chantier une nouvelle loi généralisant les 35 heures, dans la perspective d'aller vers les 32 heures, sans perte de salaire ni aggravation de la flexibilité ou des conditions de travail.


Enfin, je propose de développer de grandes campagnes d'information pour avancer plus encore sur le partage des tâches au sein la famille, afin que les femmes ne soient pas seules à assumer la vie familiale et l'éducation des enfants.

 

* Jean-Marie Le Pen (source site internet de campagne) :


"- Création d'un revenu parental destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l'exercice d'une activité professionnelle et l'éducation de leurs enfants. Description du dispositif : versement du SMIC pendant 3 ans pour le 1er enfant, renouvellement d?une durée de 3 ans pour le 2e enfant et d'une durée de 10 ans pour le 3e enfant.

- Mise en place d'un statut juridique et social dans le cas du choix du revenu parental, pour la mère (ou le père) de famille : protection sociale, droit à la formation professionnelle et droit à la retraite.

- Création d'un prêt familial au logement. L'État doit consentir un effort pour permettre à chaque famille française l'accession à la propriété (taux du prêt : 1,5 taux de l'inflation).

- Promotion de l'adoption prénatale. La déclaration prénatale de consentement à l'adoption permettra à tout couple ne pouvant pas avoir d'enfants d'adopter l'enfant à naître d'une autre femme qui ne désire pas le garder. Cette adoption conférera les droits de la naissance légitime à l'enfant adopté.

- Instauration de la carte France-Famille
La carte famille nombreuse laissera place à une carte France-Famille délivrée gratuitement à partir du deuxième enfant et donnant droit à des réductions dans les transports et les complexes sportifs (piscines) et à des avantages négociés avec des lieux culturels (théâtre, cinéma, musée).

- Politique de respect et d'accueil de la vie
La législation mise en place depuis la loi Giscard-Chirac-Veil ne répond pas aux objectifs initialement fixés par le législateur : protéger la vie et répondre à la détresse des femmes ayant recours à l'avortement. Aujourd'hui 220.000 avortements officiels sont toujours pratiqués chaque année en France.

Il convient donc prioritairement de mettre en place une véritable politique familiale et d'accueil de la vie. L'adoption prénatale, la création d'un revenu parental, la définition d'un statut juridique et social pour la mère de famille et la revalorisation des allocations familiales réservées aux familles françaises constituent les moyens concrets pour réduire le nombre des avortements et relancer la natalité française.

Parallèlement à ces mesures nouvelles de valorisation et de protection de la famille, nous nous engageons à demander aux Français, par voie référendaire à la fin du quinquennat, de promouvoir une Nation moderne soucieuse du respect de la dignité humaine par l'inscription dans les textes, qui fondent son existence et son développement, du caractère sacré de la vie et l'affirmation du droit de la personne à être protégée par la loi de sa conception à sa mort naturelle.

- Défense de la structure familiale
Institution irremplaçable, la famille représente le caractère central de la société, la famille doit se fonder exclusivement sur l'union d'un homme et d'une femme et accueillir des enfants nés d'un père et d'une mère. Nous nous opposerons donc à toute demande de création d'un mariage homosexuel ou d'une adoption par des couples homosexuels.


* Ségolène Royal (source site internet) :
- Son pacte présentiel ne comporte que des mesures ponctuelles et sociologiquement ciblées concernant les enfants (par exemple, mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans ; assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle, point 23
), les jeunes (par exemple créer une allocation autonomie, point 32), les personnes âgées (par exemple, développer le maintien à domicile, point 48) et les couples homosexuels (point 87).

* Olivier Besancenot / Dominique Voynet / Frédéric Nihous / Gérard Schivardi : hors leurs prises de positions favorables au mariage et à l'adoption homosexuels, leurs sites de campagne et ceux de leur parti ne comportent aucune mention, à notre connaissance, sur la famille.
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Bon, je sais pas ce qui s'est passé, mon message a sauté. Trop long? Je disais, à propos de l'immigration, qu'on n'a pas avancé et qu'on s'expose à des périls dont les politiques ne paraissent pas avoir idée. Confirmation de ce qu'ils n'ont aucune vue à long terme. Je citais cet article prophétique de Raspail, paru le 17 juin 2004 dans le Figaro, intitulé "la patrie trahie par la république".<br /> « J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le "Camp des saints", j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.<br /> Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d'une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1). <br />  <br /> La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des «gouvernances» et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme... <br />  <br /> Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de «l'accueil à l'autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. <br />  <br /> Face aux différentes «communautés» qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c'est nous qu'on intègre à «l'autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. <br />  <br /> Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?<br />  <br /> Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.<br /> Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr... <br />  <br /> Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française. <br />  <br /> Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand «I», l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde. <br />  <br /> Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République...»<br /> Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)<br /> Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse: «Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»<br /> *Ecrivain, romancier.<br /> (1) Le délicat imam de Vénissieux, en vertu du jus soli, a engendré à lui seul seize petits citoyens français» (fin de la citation de l'article).
Répondre