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Miracle à Oufa ?

  1.     Lu sur le site de l'agence russe NOVOSTI [Ici]

  2. OUFA (Bachkirie), 3 mai - RIA Novosti. "Dans l'église de l'Exaltation de la croix à Oufa (sud de l'Oural), sur la vitre recouvrant l'icône de l'apôtre Jacques d'Alphée (1) - c'est-à-dire Jacques le Mineur - est apparu le visage du saint.

  3.  Le phénomène, considéré par les paroissiens comme un miracle, a été découvert fin avril par l'abbé du monastère, le père Roman. Ce dernier raconte que lorsqu'il a retiré l'icône pour la photographier, il a remarqué que sur la vitre était apparue l'image distincte en négatif du visage du saint.

  4. "Il s'agit pour nous d'un miracle incontestable, Dieu nous envoie des miracles afin de consolider notre foi", a commenté l'abbé.

  5. Un rapport a été soumis à l'archevêque Nikon d'Oufa et de Sterlitamak. Après avoir examiné la question, le responsable du diocèse déposera une demande auprès du Saint Synode en vue d'une reconnaissance du caractère miraculeux de l'icône".


    On lit au sujet de Jacques d'Alphée, ou Jacques le Mineur, dans La Légende dorée, de Jacques de Voragine, les indications suivantes :


"Jacques veut dire, qui renverse, qui supplante celui qui se hâte, qui prépare. Ou bien il se tire de ia, qui signifie Dieu, et cobar, charge, poids. Ou bien Jacques vient de iaculum, javelot, et tope, coupure, coupé par des javelots. Or, on le dit 'qui renverse' parce qu'il renversa le monde par le mépris qu'il en fit : il supplanta le démon qui est toujours hâtif : il prépara son corps à toutes sortes de bonnes oeuvres. Les mauvaises passions résident en nous par trois causes, ainsi que le dit saint Grégoire de Nisse : par mauvaise éducation, ou conversation, par mauvaise habitude du corps, ou par vice d'ignorance. Elles se guérissent, ajoute le même auteur, par la bonne habitude, par le bon exercice, et par l’étude de bonne doctrine. Ce fut ainsi que saint Jacques se guérit et qu'il eut son corps préparé à toutes sortes de bonnes oeuvres. Il fut un poids divin par la gravité de ses moeurs ; il fut coupé par le fer, en souffrant le martyre.


Saint Jacques, apôtre, est appelé Jacques d'Alphée, c'est-à-dire fils d'Alphée, frère du Seigneur, Jacques le mineur, et Jacques le Juste. On l’appelle Jacques d'Alphée, non seulement selon la chair, mais encore selon l’interprétation du nom : car Alphée, veut dire docte, document, fugitif, ou bien millième. Il est nommé Jacques d'Alphée, parce qu'il fut docte, par inspiration de science; document, par l’instruction des autres; fugitif, du monde, qu'il méprisa; et millième, par sa réputation d'humilité.


On le nomme frère du Seigneur, parce qu'il lui ressemblait au point que beaucoup les prenaient l’un pour l’autre en les voyant. Ce fut pour cela que lorsque les Juifs vinrent se saisir de J.-C., de peur de prendre Jacques à sa place, Judas, (39) qui vivant avec eux savait les distinguer, leur donna pour signal le baiser. C'est encore le témoignage de saint Ignace, en son épître saint Jean l’évangéliste, où il dit : « Si cela  m’est possible, je veux vous aller joindre à Jérusalem, pour voir ce vénérable Jacques, surnommé le juste, qu'on dit ressembler à J.-C. de figure, de vie, et de manière d'être, comme s'ils avaient été deux jumeaux de la même mère : ce Jacques dont on dit : si je le vois, je vois en même temps J.-C. dans chacun de ses membres. » On l’appelle encore frère du Seigneur, parce que J.-C. et Jacques, qui descendaient de deux soeurs, descendaient aussi, prétendait-on, de deux frères, Joseph et Cléophas : car on ne le nomme pas frère du Seigneur parce qu'il aurait été le fils de Joseph, l’époux de Marie, mais d'une autre femme, d’après certains témoignages, parce qu'il était fils de Marie, fille de Cléophé : Et ce Cléophé fut bien le frère de Joseph, époux de Marie, quoique maître Jean Beleth (ch. CXXIV) dise que Alphée, père de Jacques dont nous parlons, fut frère de Joseph, époux de Marie. Ce que personne ne croit. Or, les Juifs appelaient frères ceux qui étaient parents des deux souches : Ou bien encore on l’appelle frère du Seigneur eu raison de la prérogative et de l’excellence de sa sainteté pour laquelle, de préférence aux autres apôtres, il fut ordonné évêque de Jérusalem.


On l’appelle encore Jacques le mineur, pour le distinguer de Jacques le majeur, fils de Zébédée ; car quoique Jacques de Zébédée eût été plus âgé, il fut cependant appelé après lui. De là vient la coutume qui s'observe dans la plupart des maisons religieuses que celui qui vient le (40) premier s'appelle maior, et celui qui vient le dernier s'appelle minor, quand bien même celui-ci serait plus ancien d'âge ou plus digne par sa sainteté.


On l’appelle aussi Jacques le Juste, à cause du mérite de son excellentissime sainteté : car, d'après saint Jérôme, il fut en telle révérence et sainteté au peuple, que c’était à qui pourrait toucher le bord de son vêtement. En parlant de sa sainteté, Hégésippe, qui vivait peu de temps après les apôtres, écrit, selon les Histoires ecclésiastiques : « Jacques, le frère du Seigneur, généralement surnommé le Juste, fut chargé du soin de l’Eglise depuis J.-C. jusqu'à nos jours. Il fut saint dès le sein de sa mère; il ne but ni vin, ni bière; il ne mangea jamais de viande; le fer ne toucha pas sa tête; il n'usa jamais d'huile, ni de bain; il était toujours couvert d'une robe de lin. Il s'agenouillait tant de fois pour prier que la peau de ses genoux était endurcie comme la plante des pieds. En raison de cet état de justice extraordinaire et constante, il fut appelé juste et abba, qui veut dire défense du peuple et justice. Seul de tous les apôtres, à cause de cette éminente sainteté, il avait la permission d'entrer dans le saint des saints. » (Hégésippe.)


On dit encore que ce fut le premier des apôtres qui célébra la messe; car, pour l’excellence de sa sainteté, les apôtres lui firent cet honneur de célébrer, 1e premier d'entre eux, la messe à Jérusalem, après l’ascension du Seigneur, même avant d'avoir été élevé à l’épiscopat, puisqu'il est dit, dans les Actes, qu'avant son ordination, les disciples persévéraient dans la doctrine enseignée par les apôtres, et dans la communion de la fraction du pain, ce qui s'entend de (41) la célébration de la messe : ou bien peut-être, dit-on qu'il a célébré le premier en habits pontificaux, comme plus tard saint Pierre célébra la messe le premier à Antioche, et saisit Marc à Alexandrie. Sa virginité fut perpétuelle, au témoignage de saint Jérôme en son livre contre Jovinien. Selon que le rapportent Josèphe et saint Jérôme, en son livre des Hommes illustres, le Seigneur étant mort la veille du sabbat, saint Jacques fit voeu de ne point manger avant de l’avoir vu ressuscité d'entre les morts; et le jour de la résurrection, comme il n'avait pris jusque-là aucune nourriture, le Seigneur lui apparut ainsi qu'à ceux qui étaient avec lui, et dit : « Mettez la table et du pain. » Puis prenant le pain, il le bénit et le donna à Jacques le Juste en disant :
« Lève-toi, mon frère, mange, car le fils de l’homme est ressuscité des morts. »


La septième année de son épiscopat, les apôtres s'étant réunis à Jérusalem, saint Jacques leur demanda quelles merveilles le Seigneur avait opérées par eux devant le peuple ; ils les lui racontèrent. Saint Jacques et les autres apôtres prêchèrent, pendant sept jours, dans le temple, en présence de Caïphe et de quelques autres Juifs qui étaient sur le point de consentir à recevoir le baptême, lorsque tout à coup un homme entra dans le temple et se mit à crier : « O Israélites, que faites-vous? Pourquoi vous laissez-vous tromper par ces magiciens?» Or, il émut si grandement le peuple, qu'on voulait lapider les apôtres. Alors il monta sur les degrés d'où prêchait saint Jacques, et le renversa par terre. Depuis ce temps-là, il boita beaucoup. Ceci arriva à saint Jacques la septième année après l’ascension du Seigneur".

 
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